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Crucifix à l’hôtel de ville: Labeaume fait de la «résistance»

Le crucifix restera dans la salle du conseil de Québec

Crucifix à l’hôtel de ville: Labeaume fait de la «résistance»
Photo d'archives Jean-François Desgagnés

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Le maire de Québec fait « de la résistance » et n’a pas l’intention de retirer le crucifix de la salle du conseil de l’hôtel de ville.

Questionné à la suite de la décision du gouvernement Legault de retirer le crucifix du Salon bleu au Parlement, le maire de Québec a réitéré son intention de laisser le symbole bien accroché au mur de la salle du conseil de l’hôtel de ville.

« Premièrement, c’est du patrimoine, et deuxième affaire, je fais un petit peu de résistance avec ça », a lancé Régis Labeaume, en marge d’une conférence de presse jeudi midi. « L’arbre des Fêtes, c’est un arbre de Noël et Pâques, c’est Pâques, c’est pas la fête du printemps. »

« Banalisation du passé »

Il se dit un partisan de l’État laïque. Et même s’il ne se décrit pas comme un « rongeux de balustre » et s’il se dit non pratiquant, le maire déplore le « courant de banalisation ». « Si on est pour changer tous les noms des rues de l’Église au Québec pour des raisons de laïcité, ça va devenir un peu idiot. »

Quant au crucifix, « on va le laisser là. Idéalement, ce serait mieux qu’il n’y soit pas, parce qu’on est une société laïque. Mais ça me permet de faire un peu de résistance sur la banalisation du passé. J’aime pas ça quand on banalise le passé ».

Pas comme Montréal

Ce n’est pas la première fois que le maire rejette le retrait du crucifix. La question est revenue sur le tapis à plusieurs reprises au fil des années et la réponse est toujours restée inchangée.

Le dernier épisode en lice s’est produit il y a une semaine, alors que la métropole a décidé de décrocher le symbole religieux qui ornait la salle du conseil municipal ainsi que la salle du comité exécutif.

La mairesse Valérie Plante et son équipe ont décrété que les crucifix n’avaient plus leur place dans ces lieux et qu’on profiterait des travaux de rénovation pour les retirer.

Ils seront placés dans un espace muséal pour rappeler le passé, ont fait savoir les élus montréalais.

L’administration Labeaume avait refusé d’imiter Montréal, invoquant le caractère patrimonial du crucifix.