/news/currentevents
Navigation

Écrasement aux Îles-de-la-Madeleine: la famille de la conjointe de Jean Lapierre entame une poursuite contre l'assureur

Écrasement d'avion
Photo d'archives Agence QMI, MAXIME DELAND

Coup d'oeil sur cet article

Une dizaine de membres de la famille de la conjointe de Jean Lapierre intentent une poursuite contre l’assureur de la responsabilité civile du vol en alléguant que le commandant-pilote est le responsable de l’écrasement sur les Îles-de-la-Madeleine en mars 2016.  

L’avion, un Mitsubishi MU-2B-60, piloté par Pascal Gosselin s’était écrasé peu avant son atterrissage tuant Jean Lapierre et son épouse Nicole Beaulieu en plus de la sœur du chroniqueur Martine, et ses frères Marc et Louis Lapierre. Les deux pilotes sont aussi décédés.  

La famille de Nicole Beaulieu réclame 460 000 $ alors que celle de Martine Lapierre demande pour sa part 1 102 000 $. Ceux-ci se rendaient aux funérailles de leur père.    

Selon le rapport du Bureau de la sécurité dans les transports du Canada repris par les poursuivants, «l’appareil, la météo ou la longueur de la piste d’atterrissage ou tout autre élément extérieur n’était pas en cause dans cet accident».      

L’accident repose plutôt «sur des mauvaises décisions et des manœuvres inadéquates du commandant-pilote». Ce dernier aurait donc été «négligent» dans sa planification du vol et «est entièrement responsable de l’écrasement de l’avion», plaide la requête introductive d’instance.  

Ce n’est toutefois pas le pilote ou encore sa compagnie Aéro Teknic qui est visé par la poursuite, mais Starnet Inssurance Compagnie, un assureur américain qui avait la responsabilité civile du vol.   

Dommages importants pour la famille  

La famille de Nicole Beaulieu fait valoir l’ampleur du drame ainsi que la forte médiatisation de l’accident qui ont eu des conséquences importantes dans leur vie. «Les demandeurs sont révoltés et frustrés à l’idée que le décès de leur proche aurait pu et dû être évité, n’eût été la négligence du commandant-pilote».   

Au total les douze poursuivants réclament une somme de près de 1,8 M$.