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Émile Loranger: un cas «particulier», dit la ministre Laforest

Sa réaction à la présence de Loranger au conseil municipal

caucus CAQ
Photo Simon Clark La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, en marge du caucus de l’aile parlementaire caquiste, jeudi.

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Le cas « particulier » du maire Émile Loranger, lequel continue de siéger à L’Ancienne-Lorette malgré l’enquête dont il fait l’objet, démontre qu’un resserrement s’impose en matière d’éthique et de déontologie, croit la ministre Andrée Laforest.

Malgré une résolution unanime des élus de sa municipalité l’enjoignant à se retirer le temps de permettre à la Commission municipale du Québec (CMQ) de faire toute la lumière, M. Loranger a tout de même participé, mardi dernier, à la séance du conseil municipal.

« Je trouve ça particulier », a répété la ministre des Affaires municipales en marge du caucus de l’aile parlementaire caquiste, jeudi.

Mais la loi actuelle n’empêche toutefois pas M. Loranger de siéger, présentement, a rappelé Mme Laforest. « Vous savez très bien que je veux revoir et resserrer les lois en éthique et déontologie », a souligné la ministre, laissant entendre que les « situations » comme celles « avec M. Loranger » l’encouragent à poursuivre dans cette voie.

Dans l’attente, « la Commission travaille très fort » sur le dossier du maire Loranger, a assuré Mme Laforest.

Pas de tutelle en vue

« On va laisser l’enquête se faire », a dit la ministre, qui écarte pour l’instant la possibilité de mettre la municipalité de L’Ancienne-Lorette en tutelle. « On n’est pas rendus là, a-t-elle indiqué. Vous savez, quand il y a une mise en tutelle à faire, on la fait. »

La CMQ reproche à M. Loranger au moins 14 manquements au Code d’éthique et de déontologie de la municipalité.

Celui qui est maire de L’Ancienne-Lorette depuis plus de 30 ans est sur les charbons ardents depuis que son ex-directrice de cabinet a déposé une plainte de harcèlement psychologique contre lui. L’affaire s’est finalement réglée hors cour, mais des conseillers municipaux ont demandé à ce que la CMQ fasse enquête, ce à quoi M. Loranger a tenté de s’opposer, ce qui lui a valu un reproche de plus de la part de la CMQ.