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Le fou du roi retrouve sa place

«Le Grand Bienvenue» de retour dans le Vieux-Québec

<i>Le Grand Bienvenue</i> a fait le bonheur des passants pendant plus de vingt ans, mais a disparu du paysage du Vieux-Québec depuis le printemps 2017.
Photo courtoisie Le Grand Bienvenue a fait le bonheur des passants pendant plus de vingt ans, mais a disparu du paysage du Vieux-Québec depuis le printemps 2017.

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L’imposante sculpture ludique qui a fait le bonheur de bien des passants pendant plus de vingt ans, Le Grand Bienvenue, retrouvera sa place dans le Vieux-Québec jeudi prochain, après deux ans d’absence.

Le saltimbanque en bronze de l’artiste renommée Nicole Taillon a été partie prenante du paysage du Vieux-Québec. Les Caisses Desjardins en avaient fait l’acquisition en 1994, et avaient ancré l’œuvre d’art publique devant la succursale de la rue des Jardins, près de l’hôtel de ville.

Au printemps 2017, un possible déménagement de la sculpture dans Montcalm avait suscité la controverse. Le groupe GM Développement s’était alors porté acquéreur de l’œuvre. L’entreprise est propriétaire du bâtiment situé au 2, rue Pierre-Olivier-Chauveau, en pleine métamorphose depuis deux ans pour devenir une résidence touristique.

Le Grand Bienvenue est donc entreposé depuis son rachat, en attente de la réalisation des travaux. L’œuvre d’art, qui a fait un détour par l’atelier de Nicole Taillon, en Estrie, pour être restaurée, effectuera un retour attendu au cœur du Vieux-Québec, jeudi, 25 ans après sa création.

L’artiste sera présente pour l’inauguration et ne cache pas son émotion. « C’est comme si on lui donnait un second souffle », a-t-elle confié au Journal, jeudi.

Une œuvre universelle

Figure emblématique du milieu de l’art au Québec, Nicole Taillon a des œuvres d’art publiques aux quatre coins du globe (New York, Abu Dhabi, Floride), et dans de nombreuses collections privées. Elle estime avoir réalisé dans sa carrière, qui a débuté dans les années 1980, quelque 700 œuvres.

Il y a 25 ans, elle voulait créer, avec son fou du roi qui pèse 600 livres, une œuvre universelle. « J’ai fait cette sculpture-là pour recevoir les gens, pour leur dire “Bienvenue”. Peu importe qui on est, de quel milieu on vient, on se retrouve tous dans le même royaume ».

On lui a même fait savoir qu’après le Château Frontenac, le monument de bronze était « le plus photographié du Vieux-Québec », dit-elle.

Un Petit Bienvenue, en petit format, se trouve à la Galerie d’art Urbania, qui présente d’ailleurs quelques sculptures de l’artiste. Une exposition de plusieurs œuvres lui sera consacrée dans les prochains mois.