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Bon, on passe à autre chose?

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Enfin. J’ai l’impression que c’est ce que des centaines de milliers de Québécois se sont dit hier, à la suite du dépôt du projet de loi sur la laïcité. 

Plus d’une décennie après l’éclatement du psychodrame entourant les accommodements déraisonnables et la place de la religion au sein du gouvernement et de ses différentes sphères, on voit finalement la lumière au bout du tunnel. 

Oui, il y a lieu de pousser un soupir de soulagement. 

Mais... 

Le danger, c’est que les oppositions, politiques et idéologiques, s’opposent pour s’opposer, sans tenir compte de la volonté populaire et du consensus social. S’il est vrai que ce projet de loi est loin d’être parfait, il faut objectivement reconnaître qu’il a le mérite d’être balancé. 

Les partisans de la laïcité extrême se désoleront du fait que les éducatrices ne seront pas soumises aux nouvelles règles, qu’il y aura des clauses grand-père et que les écoles privées ne seront pas assujetties. Mais ils peuvent et doivent se réjouir du fait que le gouvernement jette enfin les bases d’une véritable neutralité de l’État. 

À l’autre bout du spectre, il y a les amants de la charte. Au-delà de leurs idéologies vertueuses, ces derniers devraient­­ reconnaître que nous sommes loin de l’atteinte à la liberté de religion et aux droits fondamentaux. 

La différence est énorme entre dire à une personne qu’elle n’a pas le droit de croire en un Dieu, et lui demander de ne simplement pas afficher de symbole apparent dans le cadre de son travail, comme personne en position d’autorité au sein de l’État. 

Avancer 

Le projet de loi présenté devrait être suffisant pour rallier un maximum de gens et nous permettre de clore ce sempiternel débat. Dès lors, nous pourrons enfin passer à autre chose et nous concentrer sur les enjeux qui sont véritablement importants.