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Une ex-dirigeante de La Meute détenue en République dominicaine

Une ex-dirigeante de La Meute détenue en République dominicaine
Page Facebook d’Emery Deschênes

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Une ancienne dirigeante de La Meute et son mari sont actuellement emprisonnés en République dominicaine à la suite d’accusations de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic.  

Johanne Beaulieu et son conjoint Emery Deschênes, de Trois-Rivières, sont détenus depuis le 19 février 2019, selon les autorités locales. Une enquêtrice de la police nationale dominicaine a confirmé que des substances illicites avaient été trouvées sur la propriété du couple à Sosúa, dans la province de Puerto Plata. 

 « Il y avait à peu près 15 polices qui les ont arrêtés, ils ont saisi une livre de weed, de marijuana, » raconte la fille des accusés, Crystel Beaulieu, contactée en République dominicaine.  

Mais celle-ci est formellement convaincue de leur innocence. Elle estime que ses parents, propriétaires d’une villa dans le pays antillais, font face à un complot. Elle avance qu’ils se seraient querellés avec une de leurs invitées, une vacancière québécoise. Selon Mme Beaulieu, cette dernière aurait conspiré avec leur gardien de sécurité pour cacher de la drogue sur la propriété et en alerter la police. 

 « Ils disent que mes parents sont des trafiquants de drogue mais ce n’est pas vrai, c’est complètement faux», soutient-elle. 

 Johanne Beaulieu, qui était une des cinq membres du conseil exécutif de La Meute, agissait parfois en tant que porte-parole du groupe québécois aux revendications anti-islam et anti-immigration.  

Une ex-dirigeante de La Meute détenue en République dominicaine
Page Facebook d’Emery Deschênes

Le 24 mars, La Meute annonçait sur sa page Facebook l’expulsion de Mme Beaulieu « en raison de problèmes avec la justice de la République dominicaine ».  

 « Selon nos règlements internes, Mme Beaulieu ne pourra pas réintégrer notre groupe tant que sa situation avec la justice ne sera pas régularisée », écrit Steeve « L’Artiss » Charland, un des administrateurs du groupe, précisant que La Meute ne peut être tenue responsable de la vie privée de ses membres.   

Crystel Beaulieu affirme que la famille vient d’embaucher un avocat pour représenter ses parents. « Je me démène jour et soir pour aller les voir, » dit-elle. « C’est rushant, je mets ma vie sur pause pour les aider. » 

 La loi qui encadre les stupéfiants en République dominicaine est particulièrement sévère, et les infractions liées au trafic peuvent entraîner des peines allant jusqu’à 20 ans d'emprisonnement. 

 Pour des raisons de confidentialité, un représentant du ministère des Affaires mondiales a refusé de nous fournir plus de détails sur la situation. Le porte-parole a cependant confirmé que deux citoyens canadiens avaient été arrêtés en République dominicaine et que ceux-ci avaient reçu des services consulaires. 

 

- Avec la collaboration de Félix Séguin