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Dix fois moins de saisies en cinq ans

Producteurs de marijuana arrêtés par le SPVM
Photo courtoisie

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Les saisies de plants de marijuana sont en chute libre à Montréal depuis huit ans.

En 2018, le SPVM n’a récolté que 9705 plants de pot répartis dans neuf serres clandestines intérieures.

C’est 14 fois moins qu’en 2010, alors que ses policiers en avaient saisi 137 065 aux dépens des groupes criminels, et 10 fois moins qu’en 2014.

Le commandant Paul Verreault, de la Division du crime organisé au SPVM, admet « qu’on a mis moins d’efforts sur les plantations intérieures » de cannabis.

« On a mis davantage la priorité sur les crimes avec violence au cours des dernières années », a fait valoir l’officier, qui dirige les enquêtes de l’Unité des produits de la criminalité.

De plus, les trafiquants de drogue ont eux-mêmes favorisé ce relâchement de la pression sur les cultivateurs de pot en introduisant le fentanyl dans leurs drogues dures.

28 millions $ confisqués

Cet opiacé 100 fois plus puissant que la morphine, que les trafiquants incorporent à l’héroïne pour en produire plus de doses et décupler leurs profits, est arrivé à Montréal en 2017.

Après avoir fait des ravages dans l’ouest du pays, la « crise du fentanyl » avait causé une demi-douzaine de surdoses mortelles dans la métropole cette année-là et mobilisé les ressources d’enquête de la police.

Le SPVM a d’ailleurs saisi 11 fois plus d’héroïne – six kilos – l’an dernier qu’en 2015.

Cette tendance pourrait changer puisque la légalisation du pot a incité le gouvernement québécois et les forces de l’ordre à mettre sur pied une nouvelle brigade policière, appelée Accès cannabis, pour mieux contrer le marché illégal de cette drogue douce.

Un autre objectif des enquêteurs est de priver les trafiquants et producteurs de pot illégal des fruits de leur crime, notamment par la saisie de leurs actifs.

Toucher l’argent

Depuis 2015, malgré la diminution des saisies de cannabis, les enquêtes du SPVM sur les « usines de pot » ont permis d’obtenir des ordonnances judiciaires visant la confiscation de 44 immeubles dont la valeur foncière combinée totalise pas moins de 28 millions de dollars.

Saisies à la baisse