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Québec veut terminer le travail au plus tôt à Halifax

Les Diables rouges auront une chance d’en finir avec les Mooseheads lundi soir

Battus en première ronde au cours des trois dernières années, les joueurs des Remparts tenteront d’en finir avec ceux des Mooseheads lundi soir lors du sixième match qui commencera à 18 h (HAE). 
Photo d’archives, Didier Debusschère Battus en première ronde au cours des trois dernières années, les joueurs des Remparts tenteront d’en finir avec ceux des Mooseheads lundi soir lors du sixième match qui commencera à 18 h (HAE). 

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HALIFAX | Certains les voyaient se faire balayer, d’autres leur donnaient une petite victoire, voire deux, mais personne ne croyait les Remparts de Québec capables de tenir leur bout contre les Mooseheads de Halifax, champions de la Conférence de l’Est et hôtes du tournoi de la Coupe Memorial.

Avec une avance de 3-2, la bande à Patrick Roy pourra pourtant les envoyer en congé hâtif lors du sixième acte de cette série huitième de finale, lundi soir, au Scotiabank Centre, malgré 35 points d’écart au classement entre les deux équipes.

Si des équipes ont prouvé par le passé qu’il est possible de renverser la vapeur après s’être retrouvées au bord du gouffre, les Remparts se pointeront dans un amphithéâtre où ils ont récolté trois victoires en autant de sorties cette année (saison et séries). Le gain de 4-2, samedi soir, semble leur avoir donné un nouvel élan de confiance. Ils tenteront d’atteindre le deuxième tour pour la première fois depuis 2015.

« On mettait beaucoup l’accent sur l’enseignement et sur la façon dont on voulait jouer, et ce, pas à court terme, mais à long terme [...] À la fin de l’exercice, on s’est toujours préparés en fonction des séries. Ce qui me rend fier de notre groupe d’entraîneurs, c’est qu’on a été capables de monter notre équipe à un autre niveau », a mentionné le Diable en chef dans le hall de l’hôtel pour expliquer les succès de sa troupe, laquelle a subi une importante transformation lors de la dernière période des échanges.

Déconfiture à éviter

Les deux hôtes précédents du tournoi national, les Pats de Regina (2018) et les Spitfires de Windsor, se sont fait montrer la sortie des séries dès le premier tour en sept matchs. Aucune équipe hôte de la LHJMQ n’a subi pareil affront dans l’histoire. Ça n’avait pas empêché Windsor de soulever le gros trophée une quarantaine de jours plus tard. Rien n’égale toutefois la médiocrité des Blades de Saskatoon, balayés à la ronde initiale en 2013 avant de recevoir la visite des champions des trois ligues.

« Ce n’est pas ce qu’on voulait, mais on va faire comme on s’était dit au début de la série et y aller match par match. Il faut jouer 60 minutes, ce qui a été un problème cette saison. On s’en est tirés parfois, mais là, il faut se réveiller », avouait le gardien Alexis Gravel après la défaite, samedi, conscient qu’il pouvait faire mieux.

Roy affirmait samedi que la pression était sur les épaules de ses adversaires. Il a approfondi sa pensée, dimanche.

« C’est dur de jouer avec la pression. C’est tellement dur. Je l’ai vécu à plusieurs occasions. La pression est forte, les jambes deviennent pesantes, les mains. Le match où ils avaient probablement le moins de pression, c’était dimanche, car ils semblaient avoir le vent [dans les voiles]. Ils ont probablement eu un petit relâchement et on en a profité. »

En vitesse

Joueurs et membres du personnel des Remparts, incluant le président Jacques Tanguay, ont atterri en milieu d’après-midi à Halifax, dimanche... Grand admirateur de Patrick Roy, le pilote du vol nolisé a demandé à l’ancien gardien étoile un autographe et une photo, quelques minutes à peine avant de se poser !