/finance
Navigation

Rencontre entre François Legault et la haute direction d’Alcoa

Coup d'oeil sur cet article

Les représentants du syndicat et les dirigeants de l’Aluminerie de Bécancour (ABI) ont été invités par un médiateur à retourner à la table de négociation, mercredi, au terme d’une rencontre avec le premier ministre François Legault.

Tenue lundi, la série de rencontres s’est amorcée avec une visite des représentants des travailleurs en lockout depuis plus d’un an.

Le président du Syndicat des métallos, Clément Masse, a indiqué avoir expliqué tous les enjeux au premier ministre et a assuré qu’il avait eu droit à une écoute attentive.

«Ce n’est pas en s’échangeant des propositions globales et finales, en ne se parlant pas, qu’on va trouver une solution. Il faut être capable d’échanger sur ce qui ne va pas. On n’est pas capable de le faire et on souhaite que le premier ministre soit capable de convaincre l’employeur de venir s’asseoir et négocier de bonne foi», a renchéri le président de la FTQ, Daniel Boyer, à la sortie de la rencontre.

Puis, en fin de journée, ce sont les patrons de l’usine de Bécancour qui ont pris place dans le bureau du premier ministre du Québec. François Legault a publié sur Twitter des photos de cette rencontre avec le président d’Alcoa, propriétaire principal d’ABI, et a répété que le syndicat devait faire des compromis.

La semaine dernière, M. Legault avait laissé entendre que le syndicat, en raison des salaires «très importants» des employés, pourrait faire des concessions à l’employeur.

«On parle ici d’un renouvellement de convention collective, pas d’une négociation d’un contrat d’électricité. [...] On veut régler ça le plus rapidement possible, mais je n’ai pas l’intention d’imposer un arbitrage du différend ni de suggérer à mes collègues d’adopter une loi spéciale», a commenté lundi le premier ministre.

«Je sens une réelle volonté de s’entendre, et ce, des deux côtés. Il y a eu des avancées dans les derniers mois. Si l’impasse persiste, on aura une hypothèse de règlement au besoin à présenter, mais, pour l’instant, on est vraiment en mode recherche de solutions», a ajouté le ministre Jean Boulet avant la tenue des rencontres.

Rappelons que le lockout chez ABI s'éternise depuis janvier 2018. En mars dernier, les employés syndiqués ont rejeté une offre patronale, avant de déposer une contre-proposition.