/opinion/blogs/columnists
Navigation

Trudeau et son mauvais théâtre

Trudeau et son mauvais théâtre
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Prenons une femme qui soupçonne son mari de la tromper. Ce dernier lui a juré mille fois sa fidélité, mais ses craintes sont tellement fortes qu’elle décide d’installer une caméra cachée dans la chambre à coucher.

C’est alors que le «cocufieur» est démasqué. Plutôt que de se confondre en excuses, il choisit de blâmer sa femme de l’avoir épié.


Dans la mauvaise pièce de théâtre qui est présentée à Ottawa, le rôle de la femme suspicieuse est joué par Jody Wilson-Raybould, alors que Justin Trudeau et son caucus représentent collectivement le mari tricheur.


Éthique

Certes, il est permis de se questionner sur le sens de l’éthique de madame Wilson-Raybould. Mais je ne parviens pas à m’expliquer pourquoi c’est l’entourloupette exécutée par l’ancienne ministre qui est le point focal de la discussion publique et du débat qui a cours au sein du caucus libéral.


Pendant que tout ce beau monde se demande quand et comment envoyer leur collègue et sa comparse Philpott dans la stratosphère, ils oublient, inconsciemment ou sciemment, de parler du noeud de l’affaire.


Faits

Pourtant, le contenu de la bande audio rendue public la semaine dernière était absolument troublant. Tout d’abord, parce que le simple fait d’aller jusqu’à enregistrer le greffier du Conseil exécutif démontre à quel point JWR était effectivement préoccupée. 


Puis, à la lumière de cette conversation, il nous prend l’envie de conclure que bien des gens nous ont rempli et pris pour des cons en tentant de faire croire que la ministre n’avait pas exprimé son inconfort. Ça crève les yeux (ou plutôt les tympans) tellement c’est évident.


Cependant, c’est uniquement le procédé qui semble ébranler les libéraux et les pousser à montrer la sortie à Wilson-Raybould. Un peu comme si c’était le mari pris en flagrant délit qui décidait de mettre sa femme à la porte.