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Un chien agressif tient une femme en otage pendant 24 h en Haute-Gaspésie

Un chien agressif tient une femme en otage pendant 24 h en Haute-Gaspésie
Photo courtoisie

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Après avoir mordu gravement son propriétaire, un chien agressif attaché devant la seule porte d’une maison de La Martre en Haute-Gaspésie a empêché une femme de sortir de chez elle pendant 24 heures, alors que des citoyens ont tenté de l’aider pendant toute une journée.

L’appel de panique de la dame en question a été fait auprès du Refuge L’Ami des bêtes de Sainte-Anne-des-Monts tard mercredi soir dernier. Le chien, que son propriétaire décrit comme un labrador croisé d’un berger allemand, venait de mordre l’homme jusqu’à lui en fracturer le bras.

La dame demandait de l’aide pour que l’on euthanasie le chien. Attaché devant la porte de sa résidence par le propriétaire avant qu’il ne quitte avec les services d’urgence en direction de l’hôpital, l’animal l’empêchait de sortir, puisqu’il s’agissait de la seule porte de la maison.

Tôt le lendemain, Manon Parent, présidente du refuge, s’est déplacée à La Martre, même s’il ne s’agit pas du territoire de l’organisme.

«On a essayé de l’endormir avec des médicaments et de la nourriture, mais il n’y avait rien à faire. Je n’avais jamais vu un chien agressif comme ça. Il était tellement malin, il avait les crocs sortis», raconte-t-elle.

Toute la journée, elle a été en contact avec les policiers, qui affirmaient que la personne n’était pas en «danger», les agents de la faune, qui ne se sont pas déplacés, la SPCA Côte-Nord, qui a donné des conseils, le MAPAQ, qui a autorisé qu’on puisse l’abattre et finalement la Sécurité civile, qui a fait «bouger les choses», selon Mme Parent, en faisant un suivi constant. Le maire et la directrice de la municipalité se sont aussi déplacés.  

«On n’avait pas de perches, pas de fléchettes pour l’endormir, rien. Ç’a réveillé des consciences. Il faut améliorer ça», dit Mme Parent.

Temps presse

Manon Parent était en contact constant avec la dame prisonnière durant toute la journée. Elle estimait que le temps pressait parce que celle-ci devait faire de la dialyse le lendemain. 

Finalement, les bons samaritains ont attiré le chien avec des croustilles jusqu’au bout de sa chaîne et, avec des cordes de nylon jaunes, ils ont fait un lasso autour du cou de l’animal. Un vétérinaire, qui n’avait pu se déplacer avant, lui a donné des sédatifs, puis l’a euthanasié sur place.

«La dame en tremblait quand elle a pu sortir. Elle était tellement contente», raconte Manon Parent. Selon elle, l’animal aurait blessé la dame quelques jours auparavant en la mordant.

La Sûreté du Québec, par la voix de son porte-parole Claude Doiron, a déclaré au journal L’Avantage gaspésien que les policiers intervenaient seulement en cas d’urgence, par exemple si une personne est victime de violence à l’intérieur de la maison et que le chien agressif empêche les policiers de passer. Il a aussi déclaré à l’hebdomadaire que ce sont les municipalités qui sont responsables d’avoir des mécanismes en place.