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[PHOTOS, VIDÉO] Guy Lafleur déclaré meilleur joueur de l’histoire de la LHJMQ

Pierre Larouche, Mike Bossy, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Denis Savard, Patrice Lefebvre et Dale Hawerchuk
Photo Stevens LeBlanc Pierre Larouche, Mike Bossy, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Denis Savard, Patrice Lefebvre et Dale Hawerchuk

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Les deux font partie des légendes de leur sport et ont marqué la LHJMQ, mais puisqu’il fallait décider, c’est Guy Lafleur qui a été élu le meilleur joueur de l’histoire du circuit, devant Mario Lemieux.   

Les 10 derniers membres du top 50 d’excellence du circuit ont été dévoilés, mercredi, durant le gala des Rondelles d’Or, tenu à Québec.  

En deux saisons avec les Remparts de Québec, Lafleur avait inscrit un total de 379 points, dont 233 buts, menant les Diables rouges à la conquête de la coupe Memorial en 1971.  

Pierre Larouche, Mike Bossy, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Denis Savard, Patrice Lefebvre et Dale Hawerchuk
Photo Stevens LeBlanc

Eh oui, vous avez bien lu. Lafleur a inscrit 233 buts en deux saisons dans la LHJMQ : 103 à sa saison recrue et 130 lors de la campagne suivante.  

«Les gardiens n’étaient pas bons! a blagué Lafleur lorsque questionné sur cet exploit. C’était différent. Si tu ne lances pas, tu ne comptes pas et je lançais de tous les angles imaginables, et des fois, je restais surpris quand ça rentrait. C’est difficile à expliquer. C’est juste un chiffre, un gros chiffre. L’équipement des gardiens était plus petit à l’époque et le jeu était plus offensif. Aussi, il y avait énormément de bagarres générales, ce qui faisait en sorte qu’il y avait souvent des cinq contre trois ou des quatre contre trois. Ça avantageait les joueurs offensifs.»   

 

Preuves à faire

Lafleur n’en est pas à un premier honneur individuel près. Malgré tout, d’être reconnu comme le meilleur joueur de l’histoire de la ligue revêtait un sentiment particulier.  

«Lorsque la Ligue fait quelque chose comme ça, c’est parce qu’on a joué un certain rôle au sein de cette ligue-là pendant quelques années. Quand j’ai commencé, la LHJMQ n’était pas vraiment connue. [...] À l’époque, on valorisait peut-être plus la Ligue de l’Ontario [OHL]. Les gens disaient qu’elle était plus forte, que plus de joueurs étaient repêchés par les équipes de la LNH. On était un peu des moutons noirs et on avait quelque chose à prouver. On a prouvé, au fil des ans, qu’on avait plusieurs joueurs de qualité qui ont joué dans cette ligue et des joueurs qui ont eu de très belles carrières dans la LNH.»  

Dale Hawerchuk, Pierre Larouche, Patrice Lefebvre, Denis Savard, Guy Lafleur, Pat Lafontaine et Mario Lemieux
Photo Stevens LeBlanc
Dale Hawerchuk, Pierre Larouche, Patrice Lefebvre, Denis Savard, Guy Lafleur, Pat Lafontaine et Mario Lemieux

«Le magnifique» pas en reste  

Avouons-le, personne n’aurait argumenté si Lemieux avait reçu l’honneur.  

Le grand 66 a été dominant à ses trois saisons juniors, particulièrement lors de celle de 1983-1984, au cours de laquelle il a inscrit 282 points en 70 matchs. En carrière dans la LHJMQ, Lemieux revendique 562 points en 200 matchs.  

Guy Lafleur et Mario Lemieux
Photo Stevens LeBlanc
Guy Lafleur et Mario Lemieux

«C’était un temps différent. Les joueurs maintenant sont meilleurs, surtout du côté des gardiens et des défenseurs. Les entraîneurs aussi. Je ne pense pas qu’on va revoir ça de sitôt.»  

Lors de cette saison historique, Lemieux avait eu besoin du tout dernier match de la saison pour battre le record de 130 buts en une campagne de Lafleur.  

À 126 avant le dernier match de la saison, il en avait inscrit six contre les Chevaliers de Longueuil pour éclipser le record datant de 1970-1971. Tout ça, devant Wayne Gretzky qui assistait à la rencontre!  

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, accompagné de Dale Hawerchuk et Mario Lemieux
Photo Stevens LeBlanc
Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, accompagné de Dale Hawerchuk et Mario Lemieux

«Les équipes adverses ont essayé pas mal d’affaires pour me contrer, comme me suivre avec un ou deux joueurs. Mais on avait une bonne équipe avec de bons joueurs et on avait quelques durs à cuire avec moi, ce qui me permettait de me promener assez facilement. Ce n’était pas facile. J’avais de bons ailiers avec moi. »  

«Le Magnifique» est par la suite devenu le tout premier choix du repêchage de la LNH, par les Penguins de Pittsburgh en 1984.  

En accord  

Lemieux, d’ailleurs, reconnaît sans hésiter que le panel de six experts a fait le bon choix en nommant Lafleur devant lui.  

«C’est sûr que c’est Guy [le meilleur de l’histoire]. Ce qu’il a fait tout au long de sa carrière junior, c’est extraordinaire. Je ne l’ai pas vu jouer parce que j’étais trop jeune, mais en me basant sur les films que j’ai vus, il est le meilleur de l’histoire.»  

Sidney Crosby s’empare du troisième rang  

S’il n’y avait pas vraiment de suspense à savoir qui seraient les deux meilleurs joueurs de l’histoire, c’est à partir du troisième rang que ça devenait intéressant et la palme est revenue à un joueur toujours actif, le seul du top 10, Sidney Crosby.  

Le capitaine des Penguins de Pittsburgh était arrivé en grande pompe dans la LHJMQ après avoir été choisi au tout premier rang par l’Océanic de Rimouski et il n’avait pas déçu.   

À 16 ans, en 2003-2004, il avait terminé à 135 points en 54 matchs et il avait enchaîné avec une campagne de 168 points l’année d’après, menant l’équipe de toute une région à la conquête de la coupe du Président. L’Océanic s’était ensuite inclinée en grande finale de la Coupe Memorial face aux Knights de London.   

«Il était pas pire pantoute!» a commenté Mario Lemieux, mercredi, Crosby ne pouvant évidemment pas être sur place en raison de la saison de la LNH qui en est à son dernier droit. «Sid a eu une excellente carrière junior et encore meilleure au niveau des professionnels. C’est un talent spécial.»   

Lemieux, actionnaire des Penguins de Pittsburgh depuis la saison 1999-2000, a évidemment eu la chance de connaître personnellement Crosby depuis que ce dernier a joint sa franchise, en 2005. Encore aujourd’hui, il se dit impressionné par le talent de «Sid the Kid».   

«Je savais qu’il était bon, mais pas autant qu’il l’a démontré. Il a tout gagné. Trois coupes Stanley, c’est incroyable. Il a été notre leader au cours des 12 dernières saisons et il a aussi gagné des médailles d’or sur la scène internationale. Je suis un peu surpris de tout le succès qu’il a connu, mais avec le talent qu’il a et la manière qu’il travaille dans les entraînements, il va être encore là pendant un bon bout de temps», a-t-il prédit.   

Drôles de souvenirs pour Mike Bossy   

Dans le cas de Mike Bossy, nommé sixième sur la liste, ses années juniors n’ont pas été de tout repos. Plaisantes, mais pas toujours faciles!   

Mike Bossy
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Mike Bossy

«J’ai eu une carrière junior mouvementée. On affrontait de grosses équipes, notamment à ma première année, Québec et Sorel étaient exceptionnelles. Je vais toujours me souvenir, on menait 4-0 contre Sorel et on avait perdu 18-6!» s’est-il remémoré en riant.   

En quatre saisons complètes avec le National de Laval, Bossy a inscrit 532 points en 264 matchs. Et n’allez pas croire qu’il ne maîtrisait pas déjà l’art de marquer ! Il a inscrit 70, 84, 79 et 75 buts en quatre campagnes dans la LHJMQ.   

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, et Pat Lafontaine
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Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, et Pat Lafontaine

Temple de la renommée  

La LHJMQ a aussi profité de la soirée de mercredi pour introniser cinq nouveaux membres à son Temple de la renommée, soit Stéphane Fiset, François Allaire, Robert Murray, Jean-Jacques Daigneault et Mario Tremblay.   

Pierre Larouche, Mike Bossy, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Denis Savard, Patrice Lefebvre et Dale Hawerchuk
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