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Projet de loi sur les signes religieux: le premier ministre François Legault évoque le bâillon

Le premier ministre François Legault
Photo Simon Clark Le premier ministre François Legault

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François Legault évoque le recours au bâillon pour forcer l’adoption de son projet de loi sur les signes religieux avant l’été, si les partis d’opposition lui mettent des bâtons dans les roues.

Le premier ministre soupçonne l’opposition officielle de vouloir utiliser des outils parlementaires pour ralentir l’adoption du projet de loi sur la laïcité de l’État. « Le Parti libéral pense que les policiers devraient pouvoir porter un signe religieux. Ils ont beau débattre pendant deux mois ou deux ans, je ne pense pas que je vais convaincre les libéraux d’adopter la position, même avec des ajustements de bonne foi », a-t-il soutenu mercredi à l’Assemblée nationale. 

Bulldozer dans le Parlement

Talonné par son vis-à-vis libéral, François Legault n’a pas fait de cachettes sur le sort du texte législatif, qu’il veut voir adopter avant les vacances estivales. « Je pense que, malheureusement, le chef de l’opposition officielle nous annonce des journées bien remplies en commission parlementaire. On va le faire jusqu’au 14 juin, puis, si on est capables de bien le faire, on n’aura pas besoin de bâillon », a-t-il insisté. 

Le chef intérimaire libéral Pierre Arcand déplore le peu de temps consacré aux consultations et à l’étude du projet de loi 21, qui a recours à la clause dérogatoire pour se prémunir contre les contestations judiciaires. 

D’autant que François Legault a rabroué mardi deux de ses ministres pour s’être prononcées sur l’application de la future loi. « Si je comprends bien, le premier ministre est prêt à passer le bulldozer dans le Parlement pour son projet de loi, mais refuse d’indiquer comment il sera appliqué ! » s’est insurgé M. Arcand.

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