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Un capitaine des Remparts au cœur lourd

Étienne Verrette vit avec émotion la fin de son passage avec les Diables rouges

Étienne Verrette
Photo Agence QMI, John Morris Étienne Verrette

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 Étienne Verrette était émotif. Ses souvenirs de ses trois années à Québec ont défilé à la vitesse de l’éclair dans sa tête au son de la sirène du Scotiabank Centre de Halifax annonçant l’élimination des Remparts, mardi soir. Si son stage junior est officiellement terminé, il a forgé des liens d’amitié pour la vie. 

 Le capitaine de 20 ans, nommé en cours de saison après le départ de Benjamin Gagné, a été un élément essentiel dans la longue série de sept rencontres que les Remparts ont livrée face aux Mooseheads. Auteur de sept points, dont un but, l’arrière s’est aussi démarqué par son jeu défensif tout en ne s’en laissant pas imposer malgré son petit gabarit.       

 «Quand c’est fini comme ça, en quelques secondes après le match avec les gars, tu repenses à tout ce qui s’est passé et à tout ce que tu as vécu, et c’est sûr et certain que je n’aurais pu demander mieux, a reconnu ce lointain choix de 13e ronde des Diables rouges en 2015, le trémolo dans la voix.     

 «Juste d’être repêché, ça a été quelque chose pour moi, et d’avoir la chance de jouer dans la LHJMQ, c’est quelque chose, et d’avoir la chance de jouer pour les Remparts, une organisation exceptionnelle, ça rend l’expérience encore plus incroyable.»     

 Son coéquipier qui occupait aussi un casier de joueur de 20 ans, Sam Dunn, partageait des émotions semblables près du vestiaire.        

 «Ce fut deux années formidables, a souligné le défenseur ontarien. C’est un peu bizarre de penser que je ne jouerai plus ici. Les entraîneurs, cette année et l’an passé, ont été bons pour moi et je croyais qu’on pouvait avoir un meilleur résultat cette année. Honnêtement, je pense qu’on était la meilleure équipe [dans la série], alors ça fait encore plus mal.»     

 À l’université 

 Verrette, qui vivait une sortie dès le premier tour éliminatoire pour une quatrième année consécutive, conservera de précieux souvenirs des personnes qui ont croisé son chemin au fil de sa carrière dans la LHJMQ. Il a participé à un total de 196 rencontres avec le club de Québec, séries incluses.      

 «Ce que je retiens le plus, c’est vraiment les rencontres que tu fais, les liens que tu crées, a-t-il souligné. Les gars arrivent au début d’année, des gars repêchés de 16 ans, et ça adonne que tu crées des liens rapidement avec ces personnes. Tu peux passer quelques mois et ça vient un grand chum. On veut garder contact malgré tout.»     

 Les deux jeunes hommes poursuivront leur carrière au niveau universitaire. Verrette s’est engagé auprès des Patriotes de l’UQTR alors que Dunn a accepté la proposition des Huskies de Saint Mary’s.     

 «C’est quelque chose qui m’intéressait d’aller jouer universitaire, a expliqué le natif de Ste-Thérèse, qui retrouvera notamment son ancien coéquipier Olivier Garneau au sein du programme trifluvien. Pour moi, les études, ça a toujours été important, et le hockey a toujours pris une grande partie de ma vie. Ça me permettra de jumeler les deux.» 

 Kurashev dans l'inconnu  

Philipp Kurashev ne sait pas encore s’il terminera la saison dans les rangs professionnels avec l’organisation des Blackhawks de Chicago.Âgé de 19 ans, l’attaquant suisse aux origines russes a vu sa carrière junior prendre fin mardi après trois ans avec les Remparts.

Kurashev est sous contrat depuis peu avec l’équipe l’ayant repêché en quatrième ronde l’an dernier.

Il n’est pas rare de voir de jeunes espoirs être rappelés lorsque leur saison prend fin, mais après l’élimination des siens, le principal intéressé était encore dans l’inconnu.

« On va voir ce qui va arriver, a-t-il répondu. Présentement, c’est difficile. Peu importe ce qui arrivera, ça arrivera, et je vais aller là où il faut que j’aille. Mon but est de connaître un gros été d’entraînement, m’améliorer en tant que joueur. »

Ligue américaine

Les IceHogs de Rockford, le club-école des Hawks dans la Ligue américaine, ont cinq parties prévues à leur calendrier d’ici la fin de la campagne et se battent toujours pour une place en séries.

Les Blackhawks, pour leur part, rateront fort probablement les éliminatoires.

Les patineurs originaires du Vieux Continent qui passent trois ans dans la LHJMQ ne sont pas nombreux.

La date de naissance de Kurashev (12 octobre) l’a forcé à attendre deux ans après son arrivée à Québec avant d’être admissible au repêchage de la LNH.

Il a ensuite décidé de revenir jouer une troisième saison, compilant au final 69 buts, 110 passes et 179 points en 183 matchs de saison régulière, ce qui lui permet de se hisser au troisième rang parmi les Européens les plus productifs depuis la renaissance des Remparts, derrière Alexander Radulov et Mikhail Stefanovich.

Il a aussi représenté deux fois son pays au Mondial junior.

Séjour mémorable

« Ils [les Remparts] ont tout fait pour moi et j’ai essayé de faire de mon mieux, a-t-il dit, émotif. Je suis vraiment reconnaissant envers eux. Québec, c’est une ville formidable. Les fans ont été merveilleux et l’organisation aussi. »

Seule ombre au tableau : il n’a jamais pu chausser les patins pendant la deuxième ronde des séries.

« C’est dur d’être passé aussi près et qu’à la fin, ce n’était pas suffisant pour gagner », a débité Kurashev au sujet de l’élimination crève-cœur des siens aux mains des Mooseheads.