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Sébastien Toutant s’amuse loin de la compétition

Sébastien Toutant s’amuse loin de la compétition
PHOTO COURTOISIE/T-Bird

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N’ayant participé qu’à deux compétitions de snowboard cette saison, Sébastien Toutant se tient très occupé en tournant des films sur sa planche dans des rues ou dans l’arrière-pays (backcountry).

Le champion olympique au grand saut (Big Air) aux Jeux de Pyeongchang s’éclate en faisant des acrobaties en zone urbaine qui peuvent être vues sur internet.

«J’aime le côté créatif. On fait de quoi qui est excitant, a-t-il dit en entrevue téléphonique. Récemment, on a construit un "jump" sur un immense banc de neige derrière un centre d’achat de Lachenaie. Une femme a porté plainte parce qu’elle pensait qu’on se faisait tirer par une auto. Mais ce n’était pas le cas, on avait un winch [treuil]. Les deux policiers qui sont venus nous connaissaient super bien, et on a pu finir notre tournage.»

Sébastien Toutant s’amuse loin de la compétition
Photo Courtoisie/Maxime Messier

Le jeune champion de 26 ans fait beaucoup de repérage pour trouver des endroits appropriés.

«On se promène dans le Québec au complet en Gaspésie, à Sherbrooke... On peut sauter d’un toit plat à un autre, d’un building à un autre. On construit un "jump" pour "slider" sur un immeuble ou on trouve une structure pour faire des figures», a-t-il cité en exemple.

Évidemment les rampes d’escalier demeurent un de ses objets de prédilection, comme ce fut le cas pour un tournage commandité par Red Bull à Philadelphie en janvier dernier sur les marches du Musée des beaux-arts de la ville, immortalisées dans le film «Rocky».

«Les rampes des escaliers n’existaient pas. On les a fait construire sur mesure. Au total, elles faisaient 148 pieds de long. Il n’y avait pas de neige, donc on a dû en faire fabriquer aussi. C’était stressant quand même parce qu’on n’avait qu’une journée de tournage et que c’était assez difficile de glisser sur cette rampe, mais cela a bien été et on est satisfait du résultat», a précisé celui surnommé Seb Toots. Cet exploit a été vu plus de 65 000 fois sur YouTube au grand plaisir de ses commanditaires qui lui permettent d'être payé pour faire ses folies.

Plus expérimenté

Ces acrobaties urbaines peuvent parfois être risquées parce que le béton est dur lors d’une chute.

«À force de filmer et d’être professionnel, apprendre à tomber, c’est vraiment important. Souvent les amateurs, ne savent pas où placer leurs mains lors d’une chute», a souligné Sébastien Toutant qui a quand même raté le Burton US Open en février en raison d’une blessure à la hanche subie lors d’un tournage.

Au total, il n’a donc participé qu’à deux compétitions cette saison, soit au Dew Tour, ainsi qu’aux X Games où il a terminé quatrième au slopestyle ainsi qu’au grand saut.

«Ça m’a fait du bien en bout de ligne. J’hais ça avoir une routine. Faire de la compétition, c’est une sorte de routine, a-t-il dit en entrevue. Dans mes projets vidéo, je ne régresse pas en snowboard. Je deviens plus expérimenté que les "riders" sur la neige.»

Sébastien Toutant s’amuse loin de la compétition
Photo Courtoisie/Maxime Messier

Seb Toots compte suivre le même rythme la saison prochaine avant de reprendre plus intensément la compétition par la suite en vue des Jeux d’hiver de 2022 à Chamonix en France.

Entretemps, il se promène également pour faire des descentes spectaculaires dans des zones reculées comme à Whistler. Les vidéos de ces gestes d’éclat seront en ligne l’hiver prochain.

Il se pointe aussi à certains événements comme le Red Bull Sledhammers, une compétition de motoneige qui se déroule au centre de ski La Réserve dans les Laurentides, samedi.