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Heures supplémentaires obligatoires: les infirmières de la Gaspésie ne suivront pas le mouvement

Ce serait irresponsable, dit le syndicat local

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Pour éviter des représailles et des sanctions, les 1050 infirmières de la Gaspésie ne diront pas non aux heures supplémentaires obligatoires, lundi prochain, comme c’est le cas ailleurs au Québec.

Le syndicat qui les représente, la CSQ, estime que les négociations locales vont trop bien pour qu'on se permette d’alourdir le climat.

Surtout, on ne veut pas ajouter de pression ou de stress sur le personnel, qui risquerait des amendes très salées.

«Il serait très irresponsable de notre part de nous prononcer en faveur d’un tel mouvement, quand on sait qu’au niveau des services essentiels, il peut y avoir des impacts majeurs au niveau de la clientèle, des morts... et par la suite certaines représailles au niveau du syndicat ou des membres. C’est un moyen concerté et les amendes sont très salées», dit Pierre-Luc Bujold, président du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec CSQ.

Comme les discussions visant à régler ce problème – qui les touche autant que les autres infirmières du Québec – avancent bien, le syndicat a préféré ne pas cautionner le mouvement amorcé par la FIQ.

«On a obtenu quelque chose de majeur, un comité pour travailler sur le temps supplémentaire obligatoire, qui a des obligations de résultat. La meilleure façon d’obtenir quelque chose, c’est de faire partie des solutions, pas juste de décrier la situation», estime M. Bujold.

Il ajoute qu’il y a aussi une bonne écoute de la nouvelle ministre de la Santé Danielle McCann concernant ce dossier.

«Les solutions vont venir du plancher, des travailleurs, qui connaissent bien leur milieu», estime-t-il.

«Momentum»

En Gaspésie, les infirmières obtiennent des postes à temps complet à l’embauche et le paiement des frais pour celles qui veulent faire leur BAC. Même chose pour les infirmières auxiliaires qui veulent devenir infirmières.

«La bonne ouverture nous a fait obtenir dans le passé des choses très concrètes pour l’attraction et la rétention, qui ont diminué le temps supplémentaire et le temps supplémentaire obligatoire, donc nous sommes dans la bonne voie et ne pas briser ce beau momentum», conclut M. Bujold.

Lundi prochain, le 8 avril, la majorité des infirmières du Québec refuseront collectivement les heures supplémentaires obligatoires pour montrer leur exaspération, dans le cadre d’une «Journée nationale sans heures supplémentaires obligatoires».