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Téo Taxi doit renaître, insiste Pierre Karl Péladeau

Le PDG de Québecor, Pierre Karl Péladeau, photographié ici à Montréal lors d’une causerie, croit toujours à la relance de la compagnie verte Téo Taxi.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Le PDG de Québecor, Pierre Karl Péladeau, photographié ici à Montréal lors d’une causerie, croit toujours à la relance de la compagnie verte Téo Taxi.

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Déçu que sa proposition de relance de Téo Taxi n’ait pas été retenue, Pierre Karl Péladeau demande au comptable responsable du dossier de considérer l’aspect écologique de son projet, plutôt que de s’en tenir simplement aux chiffres.

Insolvable, la société mère de Téo Taxi, Taxelco, est à vendre depuis février. L’offre d’achat déposée par le patron du distributeur de services musicaux Stingray, Eric Boyko, a été rejetée le mois dernier, et celle que M. Péladeau a présentée à titre personnel vient tout juste de l’être.

Benoît Gingues, du cabinet comptable Richter, a relancé les enchères et espère boucler le dossier d’ici le 30 avril.

Face aux géants

Le PDG de Québecor craint que les actifs de Taxelco, qui comprennent notamment les centres de répartition de Taxi Diamond et de Taxi Hochelaga, n’aboutissent entre les mains d’un acheteur qui n’aurait pas à cœur le développement de l’industrie face aux géants étrangers comme Uber et Lyft.

« Ça arrive que des gens achètent des actifs et les dépècent, a noté M. Péladeau en entrevue au Journal, vendredi. Est-ce véritablement ce qu’on souhaite ? Pas moi. Je veux poursuivre l’expérience Téo, l’expérience numérique et électrique, faire en sorte qu’on ait une expérience québécoise forte et créer de la richesse ici plutôt que dans les paradis fiscaux, comme Uber le fait. »

C’est M. Gingues qui choisira la meilleure offre pour Taxelco et qui la présentera aux créanciers. La Cour supérieure devra aussi l’entériner.

« Les créanciers sont importants, mais il n’y a pas juste les créanciers sur la planète », a lancé M. Péladeau, en reconnaissant que le représentant de la société de conseil Richter n’a « pas une mince tâche ».

« L’esprit ouvert »

« Mais il doit certainement avoir l’esprit ouvert pour s’assurer d’avoir une proposition intéressante socialement, pas juste économiquement », a ajouté le dirigeant de Québecor.

Taxelco traîne des dettes de 36 millions $, dont 21 M$ en créances garanties. Le principal créancier est la Banque Nationale, avec près de 12 M$.

Vendredi, l’institution financière n’a pas dit clairement si elle était prête à laisser tomber entièrement sa créance.

« Rien n’a changé dans nos attentes à l’égard de Richter et du processus supervisé par la cour », a indiqué un porte-parole, Claude Breton.

M. Péladeau a fait remarquer que la relance de Téo Taxi nécessiterait des investissements importants et que l’impact de la réforme proposée par le ministre des Transports, François Bonnardel, est encore inconnu pour les entreprises traditionnelles comme Taxi Diamond et Taxi Hochelaga.