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Le nord de Montréal paralysé

138 356 personnes étaient toujours privées d’électricité mardi soir dans la province

Plusieurs équipes d’Hydro-Québec sont au travail pour rétablir le courant, comme ici dans la cour arrière d’un centre commercial du boulevard des Laurentides.
Photo Maxime Deland Plusieurs équipes d’Hydro-Québec sont au travail pour rétablir le courant, comme ici dans la cour arrière d’un centre commercial du boulevard des Laurentides.

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La neige et le vent des deux derniers jours ont certainement fait rager les gens de Québec, mais ces derniers demeurent somme toute chanceux par rapport à leurs compatriotes de la métropole, toujours embourbés dans le verglas qui prive d’électricité des milliers de personnes.

Tout tournait encore au ralenti mardi sur la couronne nord de Montréal. La frustration s’est installée chez plusieurs abonnés d’Hydro-Québec, après que ceux-ci eurent constaté qu’ils seraient sans électricité pendant plusieurs heures encore, voire plusieurs jours.

Comme un malheur ne vient jamais seul, c’est la neige qui a nui aux travaux d’Hydro-Québec, mardi, et qui a contribué au chaos sur les routes tout au long de la journée sur la Rive-Nord de Montréal. Plusieurs feux de circulation ne fonctionnaient pas en raison des pannes d’électricité.
Photo Martin Alarie
Comme un malheur ne vient jamais seul, c’est la neige qui a nui aux travaux d’Hydro-Québec, mardi, et qui a contribué au chaos sur les routes tout au long de la journée sur la Rive-Nord de Montréal. Plusieurs feux de circulation ne fonctionnaient pas en raison des pannes d’électricité.

À Terrebonne par exemple, les rues étaient désertes, a remarqué Le Journal. « C’était comme la fin du monde. Tout était noir. Il n’y avait plus de vie », s’est exclamée une résidente de l’endroit, Claudia Renaud.

À 22 h mardi, quelque 138 356 clients d’Hydro-Québec étaient toujours privés de courant dans la province.

« Les rebranchements se font au compte-gouttes, soit 1000 à l’heure », a indiqué Sylvain Gariépy, chef de division opérations du Service des incendies de Laval. Certains clients pourraient d’ailleurs devoir patienter jusqu’à jeudi avant de retrouver le service.

Cohue dans les magasins

Dans les magasins à grande surface, les tablettes des départements de camping étaient vides. Les génératrices se faisaient également rares. Le Journal a contacté huit détaillants en fin de journée mardi et, de ceux-ci, six n’avaient plus aucune génératrice.

Nathalie Gravel (chandail rayé) et son neveu Alexis Brisson (en face) ont partagé leur table avec Jacqueline Latulippe et Pierre Brunelle, un couple de Mascouche qu’ils ne connaissaient pas, afin de dîner aux Galeries Rive-Nord de Repentigny durant la panne chez eux.
Photo Simon Dessureault
Nathalie Gravel (chandail rayé) et son neveu Alexis Brisson (en face) ont partagé leur table avec Jacqueline Latulippe et Pierre Brunelle, un couple de Mascouche qu’ils ne connaissaient pas, afin de dîner aux Galeries Rive-Nord de Repentigny durant la panne chez eux.

Les Galeries Rive-Nord de Repentigny ont également été prises d’assaut par des citoyens paralysés par la panne d’électricité en quête de nourriture. « C’est plus que le double de notre achalandage habituel », a confirmé Kathy Gingras, directrice marketing du centre commercial. Avec les nombreuses pannes causées par le verglas, les pompiers ont été tenus occupés au cours de la journée à Laval. La Ville a d’ailleurs ouvert deux centres communautaires pour permettre aux citoyens de se réchauffer et de manger afin d’éviter de fâcheux incidents.

Dans le secteur Vimont, les pompiers ont été appelés à se rendre dans une résidence où une enfant de 11 ans était inconsciente. Sur place, les pompiers ont constaté un taux élevé de monoxyde de carbone causé par un barbecue utilisé à l’intérieur.

Rien à voir avec 1998

Si Hydro-Québec qualifie la panne de cette semaine d’« événement majeur », elle est très loin des dommages causés par la crise du verglas en 1998. À l’époque, trois tempêtes successives de verglas avaient recouvert le Québec d’un manteau de glace. Près de 1,4 million de personnes avaient été privées de courant.

— Avec la collaboration de Magalie Lapointe, Matthieu Payen, Simon Dessureault et l’Agence QMI