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Manifestation des chauffeurs de taxi prévue à Québec

Des chauffeurs de partout au Québec se rassembleront devant l’Assemblée nationale

Manifestation des chauffeurs de taxi prévue à Québec
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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Les chauffeurs de taxi manifesteront leur mécontentement mardi à l’ouverture des consultations parlementaires sur le projet de loi 17. Des chauffeurs des quatre coins de la province convergeront vers l’Assemblée nationale pour se faire entendre des élus.

Des chauffeurs de taxi des régions de Montréal, de Lanaudière, de Trois-Rivières, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Québec se donnent rendez-vous devant les bureaux du ministre des Transports, situés au 700 René-Lévesque. Ils y stationneront leurs voitures avant de se diriger à pied devant l’Assemblée nationale pour 10 h, un rassemblement qui pourrait compliquer la fin de l’heure de pointe matinale.

«Tout le monde va converger vers le parlement pour dire aux élus que le projet de loi est inhumain. [...] Si le monde sont là, il va y avoir quelques perturbations, mais on espère que tout va se passer dans le calme et de façon civilisée», a souligné le porte-parole des chauffeurs, Abdallah Homsy, qualifiant ses membres de «boostés». «On est au désespoir». 

Éradication de l’industrie

Les chauffeurs de taxi, malgré des discussions récentes avec le ministre Bonnardel, déplorent la fermeture du gouvernement à revoir sa position quant au projet de loi 17, qui ouvrirait la porte à Uber, faisant perdre aux chauffeurs la valeur de leurs permis.

«Ils n’ont pas besoin de ce projet de loi là pour moderniser l’industrie. On veut moderniser nous aussi, on l’a demandé, mais pas de cette façon-là. Il ne faut pas éradiquer l’industrie pour laisser la place à une multinationale», réclame M. Homsy.

Ce dernier invite de nouveau le gouvernement à faire payer Uber pour sa présence dans le marché du transport de personnes. «Il faut arrêter de faire payer les contribuables, allez chercher cet argent-là chez Uber. Pourquoi il ne demande pas à Uber de payer pour rentrer dans l’industrie comme ça se fait ailleurs», questionne le porte-parole.

Les chauffeurs de taxi évaluent la valeur de leurs permis à 1,3 milliard de dollars, alors que le gouvernement a proposé jusqu’à 500 M$ en compensation pour la perte de valeur des permis.

Avec la collaboration de Marc-André Gagnon