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Trump met la hache dans l’accord avec Cuba

Le président des Capitales, Michel Laplante, n’est pas surpris de cette décision.

Équipe cubaine
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES La décision de l’administration Trump n’aura pas d’impact négatif sur la venue de l’équipe cubaine cet été au Stade Canac.

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Quelques mois à peine après l’accord historique entre le baseball majeur et la Fédération de baseball de Cuba, qui devait permettre aux joueurs cubains de s’entendre avec les équipes de la MLB sans déserter leur pays, l’entente n’est plus. Ce revirement de situation n’étonne pas l’homme de baseball Michel Laplante.

L’administration Trump optera pour l’annulation de l’accord stipulant que les équipes du baseball majeur allaient être tenues de verser 25 % de la prime d’engagement de chaque joueur libéré à la fédération cubaine, sous prétexte que « chaque paiement du baseball majeur à la Fédération cubaine est un paiement au gouvernement cubain ».

De leur côté, la MLB et la Fédération cubaine étaient d’avis que l’entente allait contribuer à mettre un terme au trafic humain des joueurs cubains et qu’elle allait dans le même sens que des ententes similaires avec le Japon et la Corée.

Le président des Capitales, Michel Laplante.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Le président des Capitales, Michel Laplante.

Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, a développé des liens au fil des ans, autant avec les Américains dans le cadre de son cheminement professionnel qu’avec les Cubains pour ficeler leur présence dans la Ligue Can-Am. Il est donc à même de comprendre les deux côtés de la médaille.

« Je ne suis pas surpris parce que l’embargo cubain, c’est global sur la relation totale entre les États-Unis et Cuba. Dans le fond, pourquoi y aurait-il un privilège pour la MLB, alors que dans plusieurs sphères économiques il y a plein d’Américains qui souhaiteraient des fois une brèche dans l’embargo et qui ne l’ont jamais obtenue ? Je ne pense pas comme Trump dans la vie, mais je peux comprendre sa vision de ce côté », a-t-il expliqué.

Dur coup pour les Cubains

Néanmoins, Laplante se désole de la tournure des événements pour les joueurs cubains, qui ont souvent dû quitter leur pays dans les années passées avec de faux passeports, leur exil étant monnayé.

« La façon dont la passe se fait présentement ne profite qu’à une forme de mafia qui accepte de faire passer des joueurs en échange de millions pour obtenir 15-20 % du montant.

« Les relations avec Cuba ne sont jamais faciles de toute façon. Ce n’est pas évident. Tout ça est trop complexe pour que je prenne un parti ou l’autre et je ne peux que constater les conséquences. En fin de compte, toute cette histoire fait mal à tout le monde », a-t-il déploré.

Toujours avec la Can-Am

Pour les Capitales et la Ligue Can-Am, les plus récents développements n’auront pas d’impact négatif sur la venue de l’équipe cubaine dans le cadre des matchs internationaux du calendrier 2019. Elle sera de passage au Stade municipal du 18 au 20 juin.

En attendant que le camp d’entraînement des Capitales se mette en branle au début du mois de mai, l’équipe peaufine ses derniers préparatifs et a embauché mardi l’un de ses anciens en Tim Smith, un Torontois qui occupera le rôle d’instructeur des frappeurs pour épauler le gérant Patrick Scalabrini.