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Catherine Gucher gagne le prix Québec-France

Marie-Claire Blais en compagnie de la lauréate, l’auteure Catherine Gucher.
Photo Jean-Francois Desgagnés Marie-Claire Blais en compagnie de la lauréate, l’auteure Catherine Gucher.

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L’écrivaine française Catherine Gucher a reçu jeudi le prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais pour la publication de son premier roman, Transcolorado. Ce prix s’ajoute à plusieurs autres prix littéraires qui lui ont été décernés en France, dont le prix du Festival du premier roman de Chambéry 2018 et le prix Une Terre, un ailleurs 2019.

« Je suis à la fois très émue et très honorée. Émue parce que j’ai commencé à écrire assez tôt, à la sortie de l’enfance et de l’adolescence, à travers la lecture d’écrivains qui évoquaient le Grand Nord, les paysages du Québec. Je trouve ça vraiment très émouvant de recevoir un prix au Québec », commente-t-elle, en entrevue.

Ce prix la touche encore plus parce que Marie-Claire Blais en est la marraine. « C’est une figure de la littérature québécoise, qui a inventé une forme littéraire assez nouvelle, assez novatrice. C’est aussi une femme libre. Du coup, c’est encore plus émouvant de recevoir ce prix, de sa main. »

Son roman, Transcolorado, raconte l’histoire de Dan, une femme cabossée par la vie et hantée par ses mauvais souvenirs. Autrefois, cette femme aux dents noires travaillait dans un ranch du Colorado, s’occupait des animaux. Aujourd’hui, elle va chercher sa pension chaque mois au bureau de poste et boit du whisky en quantité. Sa vie change lorsque Tommy arrive dans sa vie.

Inspirée par les grands espaces

« Je suis une grande lectrice de littérature nord-américaine, particulièrement du mouvement de nature writing. Dans mes travaux de recherche en sociologie, je m’intéresse beaucoup à la manière dont les paysages façonnent la vie des hommes. »

« Quand j’ai commencé à écrire, évidemment, ce qui est venu d’abord, c’est d’écrire sur les paysages, sur la nature, sur les tempêtes, le vent. Et ensuite, les personnages sont arrivés dans ce décor. Pour moi, c’est une métaphore de ce qu’est la vie marquée par ce qu’on imagine être la liberté, dans les grands espaces, mais aussi la dureté de cette vie. »


► Catherine Gucher sera en séance de signature au SILQ vendredi à 15 h 30.