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Les chiens «à risque» dans la mire de la Ville de Québec

Un permis de garde obligatoire à 250 $ sera imposé

The dog looks at the snow space
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La Ville de Québec facturera 250 $ par an aux propriétaires de chiens dits « à risque », peu importe la race, à compter de 2020. 

La future politique de gestion animalière, dévoilée jeudi, entrera en vigueur le 1er janvier prochain, a confirmé le conseiller Patrick Voyer. 

L’introduction de la notion de chien à risque — à ne pas confondre avec «chien dangereux», un statut qui mène automatiquement à l’euthanasie — est l’une des grandes nouveautés. 

Lorsque le diagnostic tombera, à la suite d’une évaluation du comportement de l’animal par un expert, une amende de 300 $ sera imposée sur-le-champ, en plus du coût du «permis de garde» obligatoire. 

Conditions de garde 

«Le chien ne sera pas mené vers l’euthanasie, mais plutôt des conditions de garde. Par exemple : porter une muselière à temps plein», a fait savoir la responsable de la prévention et de la qualité du milieu, Marie-Pierre Raymond. Les amendes pour les délinquants qui ne respecteront pas les règles varieront ensuite de 300 $ à 2000 $. 

L’approche de Québec s’inspire en grande partie de celle de Calgary, considérée comme un modèle en la matière. 

La grille tarifaire pour les licences sera complètement revue, tant pour les chiens que pour les chats. Actuellement, seuls les propriétaires d’un chien sont obligés de payer 38 $/an. Le coût sera revu à la baisse à 30 $ pour un chien stérilisé alors que le tarif augmentera à 60 $ s’il ne l’est pas. 

Permis optionnel pour les chats 

La Ville veut aussi inciter les propriétaires de chats à payer 10 $/an (lorsque l’animal est stérilisé et micropucé) ou 30 $/an s’il ne l’est pas. La contribution se fera toutefois « sur une base volontaire ». 

Ceux qui choisiront de payer auront un rabais important pour le micropuçage et n’auront pas d’amende si leur chat égaré se retrouve à la fourrière municipale. La Ville cherche un partenaire pour offrir aux détenteurs de permis un rabais de 5 % ou 10 % sur la nourriture, par exemple. 

«Actuellement, il y a (seulement) 25 % des propriétaires de chiens qui ont une licence, même si c’est obligatoire. La coercition n’est peut-être pas l’idéal», a fait valoir M. Voyer. La Ville de Québec estime qu’il y a 116 000 chats sur son territoire et 58 400 chiens. 

Lexique de la Ville de Québec 

Un chien «à risque» 

Un chien qui a mordu, a tenté de mordre, a attaqué ou a tenté d’attaquer une personne, sans lui causer la mort. 

Un chien qui a mordu un animal (chat, chien) en lui causant une lacération de la peau. Un chien qui a commis un geste susceptible de porter atteinte à la sécurité d’une personne ou d’un animal (chat, chien). 

Un chien «dangereux» 

Un chien qui a causé la mort d’une personne. 

Un chien à risque ayant été déclaré dangereux par l’autorité compétente. 

Un chien déclaré à risque qui récidive (qui a mordu, a tenté de mordre, a attaqué ou a tenté d’attaquer une personne).