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Jugé non parlementaire, le mémoire d’extrême droite est finalement rejeté

MarieChantal Chassé, Ex-ministre
Photo d'archives, Simon Clark MarieChantal Chassé, Ex-ministre

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Un mémoire de la Fédération des Québécois de souche faisant la promotion de « l’identité ethnique » de la nation québécoise sera retiré du site web de l’Assemblée nationale, en raison de ses propos non parlementaires.

La décision a été prise à l’unanimité par la Commission des relations avec les citoyens, à la demande de la présidente MarieChantal Chassé. Un passage où le groupe d’extrême droite défend « le droit de la nation québécoise de conserver son identité ethnique et de prendre les moyens pour y parvenir » a été jugé non parlementaire par les élus jeudi.

Controverse

Au matin, l’ancienne ministre Chassé s’est retrouvée dans la controverse après qu’un blogueur, Xavier Camus, eut pointé cette « bourde » sur les médias sociaux. « Elle dépose en commission sur l’immigration un “mémoire” écrit par une organisation néonazie », a-t-il dénoncé. Sur sa page, des internautes en colère s’en sont pris à Mme Chassé.

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Or, elle ne pouvait pas par elle-même empêcher la publication du document. Le leader de QS Gabriel Nadeau-Dubois s’est lui-même porté à sa défense. « Ce n’est pas possible pour la présidence d’une commission de refuser à elle seule de déposer un mémoire », a-t-il affirmé.

QS a soutenu à ce moment qu’il demanderait le retrait du mémoire, puis le premier ministre François Legault l’a également qualifié « d’extrême » et a affirmé que ce type d’écrit n’avait pas à être diffusé sur le site web du Parlement.

Processus

L’Assemblée a également publié un communiqué pour expliquer le processus de dépôt d’un mémoire. « La pratique veut que la présidence de la commission dépose ces mémoires [...] afin de rendre ceux-ci disponibles à l’ensemble de la population. Ce dépôt ne signifie pas que la présidence endosse le contenu », a-t-on indiqué. Au cours des dix dernières années, les commissions ont reçu en moyenne 653 mémoires annuellement.

Lorsqu’un mémoire est envoyé à une commission parlementaire, il est étudié par le secrétaire de la commission, un fonctionnaire, qui le fait ensuite parvenir à tous les députés membres. Il est plus tard rendu public.