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Des élèves avec déficience intellectuelle menacés de changer d’école

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La Commission scolaire English-Montréal fait face à la grogne de parents alors qu’elle envisage de changer d’école une centaine d’élèves qui souffrent de déficience intellectuelle afin d’accueillir des élèves d’une autre commission scolaire en manque d’espace.

Les parents des élèves handicapés affirment que le transfert dans une autre école aura des conséquences catastrophiques pour ces jeunes dont certains ont des routines très strictes.

Mary Pettinicchio devient très émotive quand elle pense que son fils devra peut-être changer d’école.

«Qu’ils regardent les solutions, les autres options», a plaidé devant la caméra de TVA Nouvelles la mère d’Alexander, un homme de 34 ans qui vit avec des handicaps physiques et intellectuels.

Alexander fréquente le centre d’éducation des adultes Galileo d’English-Montréal à Montréal-Nord. Il y apprend à faire à manger, à faire la lessive, à devenir autonome.

Mais voilà que la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île est confrontée à une pénurie de locaux. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a demandé à English-Montréal de lui fournir des salles dès septembre prochain.

Parmi les possibilités envisagées par la commission scolaire figure celle d’utiliser les classes du centre Galileo. Mais pour ça, il faudrait transférer les 140 élèves qui le fréquentent déjà au centre St Pius X, environ quatre kilomètres plus loin.

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

 Plusieurs parents ont pu exprimer leur mécontentement aux commissaires mercredi dernier. Mais certains en gardent un goût amer. C’est le cas de François Gérin-Lajoie, père d’Alexis, 29 ans, qui vit avec une déficience intellectuelle.

«Vous ne pouvez pas déménager une école comme celle-là en six mois! S’ils s’étaient donné, par exemple, un prolongement de trois ans pour changer une école comme ça, et d’arriver dans de meilleures conditions, on veut bien comprendre, mais là, c’est la panique totale», a-t-il dit.

Les commissaires scolaires d’English-Montréal ne sont pas unanimes au sujet de cette décision. Certains craignent de déstabiliser une population vulnérable.

Jeudi, le ministre de l’Éducation s’est dit sensible à la situation.

«Nous allons prendre tous les moyens possibles pour éviter ce transfert, en mettant d’autres avenues de l’avant», a avancé M. Roberge à l’Assemblée nationale.

La consultation sur le sort du centre Galileo se poursuivra jusqu’à la mi-mai.