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Des pistes pour trouver sa «valeur ajoutée»

Erik Giasson
Photo courtoisie, Julia Marois Erik Giasson

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Êtes-vous en mesure de reconnaître les talents qui font de vous un être unique ? Erik Giasson, ancien arbitragiste à Wall Street et maintenant à la tête des studios de yoga Wanderlust, conseille dans son nouveau livre de se pencher sur ses talents — ses « valeurs ajoutées » — et de s’en occuper. « Sachez qu’un talent qu’on laisse dormir engendre de la souffrance », écrit-il dans Nourrir sa tête sans affamer son cœur.

Erik Giasson a tout un parcours de vie. Il a fait carrière dans le monde de la finance et des valeurs mobilières à Wall Street – et gagné beaucoup d’argent – avant de connaître d’importants revers de fortune. Alors que les épreuves s’accumulaient – perte d’emploi, maladie, séparation – il a décidé de se tourner vers le yoga, séjournant en Inde et à Hawaï, en quête de vérité.

Passant d’un extrême à l’autre, il a finalement trouvé le juste milieu, et sa propre mission de vie. Il a fondé les studios de yoga Wanderlust, de façon à nourrir sa tête, mais aussi son cœur, et d’aligner son travail avec ses propres ressources ­intérieures et ses missions de vie.

Questions importantes

Dans son nouveau livre, il explore six grandes questions existentielles, qui incitent à réfléchir et faire le bilan sur la vie personnelle et professionnelle de tout un chacun. Il fournit des pistes de réflexion, raconte ses succès et ses échecs. Il partage aussi les expériences de ­personnalités qui ont surmonté des peurs et des difficultés avant de trouver un équilibre dans leur mission de vie. Pierre-Yves McSween, Nicolas Duvernois, Jean Labadie, Isabelle Hudon, Jacques Francisque et Marilyne Gagné révèlent comment ils ont trouvé leur voie.

Croyances responsabilisantes

Comment fait-on pour trouver sa mission ? « Il faut comprendre qui on est vraiment, et pour ça, il y a un travail à faire avant », explique Erik Giasson en entrevue. « Il faut comprendre nos croyances. Est-on conscient de nos croyances qui nous limitent ? Est-ce qu’on est capable de se développer quelques croyances responsabilisantes ? »

Ensuite, il faut comprendre qu’on est une « bibitte dominée principalement par la peur », poursuit-il, en expliquant que c’est une émotion utile pour la survie humaine, mais inutile pour le bonheur et la réalisation de soi. « Il faut apprivoiser la peur et comprendre qu’elle devient notre alliée, notre amie. Il faut apprendre à transformer la peur en plaisir. »

Se comprendre soi-même

Un certain travail de compréhension de soi est important aussi. « Comment on comble nos besoins ? Et quels sont les besoins humains qui sont prioritaires pour nous ? On est tous différents. Il faut comprendre nos valeurs, nos passions, nos talents, et ce qui nous allume. Tu ne peux pas y perdre. »

« J’étais un bond-trader. J’ai perdu ça. Mais avant d’être un bond-trader, qu’est-ce qui reste ? Il reste un gars qui est passionné par le fait de partager, de comprendre, de gérer. J’ai un talent, une personnalité. J’ai quelque chose que tu ne peux pas m’enlever. Et du talent non réalisé, ça devient de la souffrance. »

Combien de gens font face à cela ! « Faire semblant que ça n’existe pas, c’est de l’automutilation. On est tous ici pour offrir quelque chose. Quand tu as compris ce que tu as à offrir, il faut que tu regardes où tu peux l’offrir. Il faut ensuite élever son niveau d’intention pour avoir un impact sur la société. Ça te prend ensuite un rituel pour garder ton équilibre entre ta tête et ton cœur, et un rituel pour garder ta foi. »


►Erik Giasson a fait carrière comme arbitragiste à Wall Street avant de se tourner vers le yoga.

►Il a fondé les studios de yoga Wanderlust.

►Il est aussi coach et conférencier.

 

Extrait

<b><i>Nourrir sa tête sans affamer son cœur</i></b><br />
Erik Giasson<br />
Les Éditions de l’Homme, 200 pages.
Photo courtoisie
Nourrir sa tête sans affamer son cœur
Erik Giasson
Les Éditions de l’Homme, 200 pages.

« Pour continuer à comprendre ce que nous avons à offrir, il ­importe de reconnaître nos talents. Sachez qu’un talent qu’on laisse ­dormir engendre de la souffrance. Je crois que le travail est souvent plus important que le talent, mais il faut absolument reconnaître notre talent pour le nourrir, le faire ­travailler et le faire ­avancer. »

– Erik Giasson, Nourrir sa tête sans affamer son cœur