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Jour de fête pour des centaines d’immigrants à Québec

La Ville de Québec leur souhaite la bienvenue au Centre Vidéotron

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Tire d’érable, séance de patinage et amuseurs publics, la Ville de Québec a mis le paquet, samedi, pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants qui se sont établis dans la dernière année sur son territoire.

Quelque 400 nouveaux arrivants ont répondu à l’appel de la Ville pour prendre part à la fête annuelle au Centre Vidéotron.

« Merci de nous faire l’honneur de venir vous installer à Québec. Vous allez enrichir notre communauté par votre bagage culturel et par la diversité de vos talents », leur a dit Émilie Villeneuve, membre du comité exécutif responsable des communautés culturelles.

Chaque année, près de 3000 personnes s’établissent à Québec. La ville compte 37 340 immigrants, soit 7,2 % de la population, selon les données de recensement de 2016.

Au chapitre de leur provenance, la France, la Colombie et le Maroc arrivent en tête de liste.

Rêve canadien

« Nous sommes venus ici pour vivre le rêve canadien », lancent Armel Aguessy et Annick Santos, arrivés du Bénin, en Afrique de l’Ouest, cet été.

« C’est pour l’avenir des enfants, expliquent-ils, pour leur permettre d’étudier dans de bonnes conditions. »

La reconnaissance des diplômes et la langue demeurent des défis pour plusieurs immigrants rencontrés. Le climat en a aussi surpris plus d’un cet hiver, l’un des plus rigoureux que le Québec a connus depuis plusieurs années.

« Je veux vous rassurer pour ceux qui sont arrivés cette année : cet hiver n’est pas normal. Les autres années vont être plus faciles », a promis Mme Villeneuve sur le ton de l’humour.

Le défi de la rétention

Plusieurs élus municipaux, provinciaux et fédéraux ont fait le déplacement au Centre Vidéotron.

Pour Jean Rousseau, conseiller municipal de Cap-aux-Diamants, la Ville fait « de bons efforts » pour faciliter leur intégration. Il lui faut maintenant tout faire pour retenir ces gens ici, croit-il.

« C’est notre gros défi parce qu’une fois qu’on est arrivés à Québec, quels sont les services, comment les gens peuvent arriver à naviguer ? », demande-t-il.

Il donne en exemple l’accès au réseau de la santé, qui incombe davantage au gouvernement provincial. « On a de la misère à voir un médecin de famille. Pensez-vous que quelqu’un qui arrive et qui ne connaît pas du tout notre réseau de la santé va se sentir accueilli ? », dit-il.