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McGill: une bonne décision, selon Mathieu Quiviger

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Si plusieurs anciens sont contre le retrait du nom Redmen, Mathieu Quiviger est convaincu que l’Université McGill a pris une bonne décision.

Joueur de ligne offensive étoile de 1990 à 1994, Quiviger a occupé un poste d’entraîneur adjoint de 2008 à 2010.

«McGill a fait preuve de leadership, a-t-il affirmé. McGill avait fait un pas dans le bon sens au début des années 1990 en retirant de nos casques le logo associé aux Autochtones, mais elle devait maintenant poser un geste décisif. Il y avait un débat entre les anciens Redmen depuis longtemps, et la majorité optait pour le conservatisme.»

«Ce n’est pas un catholique blanc comme moi qui peut juger si les Autochtones sont brimés ou non par le nom Redmen, de poursuivre l’analyste de football universitaire sur les ondes de TVA Sports. On doit écouter la population autochtone si elle dit qu’elle est touchée. C’est hypocrite de prétendre que le nom Redmen est associé uniquement à la couleur de l’uniforme. Le référendum auquel ont participé près de 6000 étudiants [5856] a démontré un désir clair à près de 80 pour cent [78,8 pour cent] de retirer le nom.»

Non-débat

Quiviger soutient que son expérience ne sera pas entachée en raison du retrait du nom Redmen.

«Le nom est un accessoire et ce n’est pas majeur dans l’expérience vécue à McGill. C’est un non-débat, selon moi. Ce que je retiens de mon expérience et ce qui est important, c’est la camaraderie, l’esprit d’équipe, les amitiés. Je ne vois pas comment le retrait du nom peut affecter ou diminuer ce que j’ai vécu. »

Entraîneur adjoint avec les Sénateurs d’Ottawa au cours des trois dernières saisons, Martin Raymond est pour sa part déçu de la tournure des événements.

«Quoique je comprends le bien-fondé de se questionner comme institution, en tant qu’ancien athlète et entraîneur à McGill, je suis très déçu de la décision qui a été prise par l’université de retirer le nom Redmen de nos équipes sportives.»