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Saveurs madeliniennes

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Les passagers du CTMA Vacancier peuvent choisir un forfait « Saveurs » durant leur séjour de trois jours aux îles. Au menu, visite des principaux producteurs du terroir et des meilleures tables madeliniennes. Un séjour goûteux à souhait. Voici notre sélection des meilleures adresses.

La fromagerie Pied-de-Vent

Photos courtoisie, Hortense des Dorides

Commençons avec une institution, celle de la fromagerie artisanale Pied-de-Vent, vingt ans d’existence à Havre-aux-Maisons. Ici, les vaches sont à l’air libre, dans les pâturages, de mai à octobre. Son fromage homonyme, le Pied-de-vent, tient son nom d’une expression canadienne-française décrivant le soleil perçant à travers les nuages. Ce fromage fermier à pâte semi-ferme, affiné pendant 60 jours, est bien entouré avec l’Art Senau, fromage à pâte ferme et clin d’œil aux Arsenault, une famille bien établie sur les îles, la tome des Demoiselles ou encore le Jeune-Cœur, un fromage fondant à pâte molle.

Le Fumoir d’antan

Photos courtoisie, Hortense des Dorides

Non loin de la fromagerie Pied-de-Vent se trouve le Fumoir d’antan, une boucanerie, morceau d’histoire des îles. Historiquement, la pêche aux harengs était une industrie florissante... jusqu’à ce que la surpêche et les conditions s’en mêlent dans les années 1970. Aujourd’hui, les harengs sont peu à peu revenus dans les eaux des îles et le Fumoir d’antan est la seule boucanerie encore en activité sur l’archipel. Ouvert aux touristes, il permet d’en savoir plus sur ce savoir-faire ancestral. Les harengs sont d’abord salés pendant 36 à 48 heures, puis enfilés sur des baguettes en bois entreposées en hauteur. Vient alors le temps du boucanage, qui consiste à allumer au sol, dans le fumoir, des petits feux de bois d’érable, couverts de bran de scie. Pendant 60 à 90 jours, les harengs vont se déshydrater, ce qui leur conférera une saveur toute particulière.

Microbrasserie À l’abri de la tempête

Photos courtoisie, Hortense des Dorides

La vague des microbrasseries a frappé les îles de la Madeleine relativement tôt, en 2004, lorsque Élise Cornellier Bernier et Anne-Marie Lachance ont ouvert À l’abri de la tempête, toujours et encore la seule microbrasserie des îles. Située à L’Étang-du-Nord, dans une ancienne usine de transformation de crabes, la microbrasserie offre de nombreuses délicieuses bières, à déguster sur place (la terrasse offre une superbe vue) ou à emporter en bouteille. À noter la série de bières Palabre, un terme madelinot qui désigne des rumeurs. Et sur les îles, les palabres voyagent vite, très vite, d’une île à l’autre.

La Table des Roy

Photos courtoisie, Hortense des Dorides

Meilleure table des îles et parmi les meilleures tables du Québec, la Table des Roy est menée d’une main de maître par Johanne Vigneault et ce depuis plus de 30 ans. L’histoire veut que ses parents aient vendu la maison familiale aux Roy, qui l’ont convertie en restaurant. La jeune Johanne y a fait ses armes, d’abord comme plongeuse, puis en cuisine. En 1986, dans la vingtaine, elle a racheté le restaurant. Avec brio. La chef passionnée, qui prépare les fruits de mer comme personne (oh, savoureux pétoncles des îles), offre une cuisine raffinée et un service impeccable en salle.

Le Barbocheux

Barbocher, en bon madelinot, signifie se promener de maison en maison pour prendre un verre. Le Barbocheux, c’est Léonce Arseneau, grand gaillard producteur de liqueurs typiques des îles. Ici, les Madelinots l’appellent la bière des îles ou encore la bagosse. Il s’agit en réalité d’un vin de fruit, artisanal et traditionnel. Personnage haut en couleur, Léonce Arseneau fait goûter ses produits, à grand renfort d’anecdotes en tout genre. La bagosse, qui tourne autour de 13 % d’alcool, est aromatisée : fraise et framboise ou encore canneberges et pissenlit. Le producteur propose également des digestifs et des liqueurs, comme l’Ariel, au bon goût de framboise, ou le Châlin, au bleuet. Une bonne idée de cadeau à offrir ou à s’offrir.

Le Domaine du Vieux Couvent

Photos courtoisie, Hortense des Dorides

Le restaurant du Vieux Couvent, un couvent autrefois maison de retraite, aujourd’hui transformé en hôtel, est niché dans un beau bâtiment aux pierres grises construit en 1914, et décline un menu, sous forme de table d’hôte le soir venu, qui met en avant les produits du terroir des îles. Moules, pétoncles, mais également viandes locales, comme le phoque, communément appelé loup marin, sont offerts dans deux grandes salles avec de grands portraits de religieuses aux murs. L’une des pièces de la salle à manger offre, grâce à ses grandes fenêtres panoramiques, de magnifiques vues sur l’île d’Entrée.

 
 

 

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