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Si les Nordiques étaient encore là...

Shea Weber et Carey Price lors du bilan de fin de saison du Canadien mardi.
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Shea Weber et Carey Price lors du bilan de fin de saison du Canadien mardi.

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Le directeur général du Canadien de Montréal Marc Bergevin a dressé un bilan bien positif de la dernière saison de son équipe. Selon lui, l’avenir est rose et le meilleur est à venir. Vraiment ? C’est à ça que les partisans de l’équipe doivent se rattacher maintenant ? Je peux vous dire une chose, si les Nordiques de Québec étaient là, l’attitude du Tricolore serait bien différente...

Je suis prêt à mettre ma main au feu qu’avec une équipe de la LNH à l’autre extrémité de la 20, le Canadien aurait été beaucoup plus actif lors de la dernière période des transactions le 25 février. On aurait tout fait pour améliorer l’équipe, pour aller chercher un attaquant pouvant évoluer sur le top 6 de l’équipe.

Quand je parle des Nordiques, les gens me reprochent souvent de vivre dans le passé. Mais ce n’est pas le cas ! Quand j’étais avec les Fleurdelisés, je peux vous garantir qu’on avait constamment un œil sur notre équipe et l’autre sur ce que faisait le CH. Et l’inverse était aussi vrai !

Le Canadien n’a plus de compétition dans son marché. Il peut faire avaler n’importe quoi à ses partisans sous le prétexte qu’il a une équipe jeune.

LA MOYENNE D’ÂGE

Et cette fameuse jeunesse, je commence à en avoir assez qu’on se l’offre comme excuse à chaque faux pas. On répète à qui veut l’entendre que le Canadien fait partie des équipes avec la plus petite moyenne d’âge dans la ligue. Ouin, pis ?

L’important, ce n’est pas la moyenne d’âge globale d’une formation, mais plutôt celle de ses meilleurs éléments. Les deux piliers du Canadien, en ce moment, Shea Weber et Carey Price, seront âgés de 34 et 32 ans au début de la prochaine saison. C’est ça, la réalité.

À ce sujet, j’ai adoré les déclarations de Price lors du bilan de fin d’année. Le gardien du Tricolore n’est pas passé par quatre chemins pour expliquer qu’il avait hâte de gagner.

Lorsque questionné par les journalistes sur place à savoir ce qu’il dirait à un joueur autonome hésitant à venir à Montréal, il a répondu : « Je lui dirais que ma fenêtre d’opportunité se referme et que, par conséquent, plus que jamais, je veux gagner. Ça devrait donner une bonne indication de la volonté de gagner qui anime ce vestiaire ».

Ça ne peut pas être plus clair.

À BERGEVIN DE JOUER

Maintenant, c’est au directeur général de faire son travail. Les partisans de l’équipe méritent d’avoir l’impression que les dirigeants du CH font tout en leur pouvoir pour gagner dans l’immédiat. En ce moment, rien n’indique que Tampa Bay, Toronto ou Boston seront moins puissants l’an prochain, sans compter l’émergence probable des Panthers de la Floride qui semblent des candidats de choix pour signer Sergei Bobrovsky et Artemi Panarin cet été.

Bergerin devra donc être agressif et imaginatif. Pour moi, une offre hostile doit être considérée. Qu’on offre la lune à Mitch Marner des Maple Leafs de Toronto, par exemple. Dans le pire des scénarios, Toronto va égaler l’offre, mais se retrouvera automatiquement aux prises avec un problème de masse salariale.

Qu’on arrête de me dire que c’est mal vu dans la LNH. Après tout, une bonne vieille rivalité n’a jamais fait de mal à personne.

Et si les Nordiques étaient encore là...

– Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Une vengeance à Columbus

Les Blue Jackets de Columbus ont remporté une victoire fort importante à Tampa Bay mardi. Attendons toutefois la fin de la série avant de parler de surprise. Après tout, les Jackets menaient 2-0 en première ronde l’an dernier contre les Capitals de Washington et on connaît la suite... Cela dit, je sens Columbus motivé. Je me demande sincèrement si le fait que le Lightning ait décidé d’utiliser Eddie Pasquale en fin de saison contre le Canadien de Montréal n’a pas irrité John Tortorella et sa bande. Je spécule, mais si Tampa Bay avait fait ça volontairement parce qu’il préférait affronter le CH plutôt que les Jackets au premier tour éliminatoire ? Si c’est le cas, ou si c’est le sentiment qui règne dans le vestiaire de Columbus, il s’agit sans l’ombre d’un doute d’un élément de motivation énorme et c’est non négligeable.

Les Bruins à la Coupe

Peu importe ce qui s’est passé lors du premier match de la série, jeudi soir, je pense que les Bruins de Boston vont remporter la Coupe Stanley cette année. Ils m’impressionnent. C’est une équipe bâtie autour de vétérans aguerris. En plus, ils ont bien repêché et ils ont plusieurs bons jeunes qui se sont greffés à cette équipe. Mais vous savez ce que j’aime le plus de cette formation ? Pour eux, gagner, c’est maintenant. Personne n’achète du temps à Boston. Les vétérans ont un seul objectif et c’est de gagner. Zdeno Chara en a été l’exemple parfait lorsqu’il a accepté de revenir à Boston pour une autre année. Le géant des Bruins a accepté qu’on diminue son rôle sans rien dire, en bon leader. Il ne joue plus sur l’avantage numérique, mais continue de jouer son rôle dans le vestiaire. Les Bruins sont un exemple de gestion dans la LNH.

Alain Vigneault à Philadelphie ?

Au moment où j’écris ces lignes, Scott Gordon est toujours en poste avec les Flyers de Philadelphie. Par contre, j’adorerais voir Alain Vigneault atterrir à Philly. Ce dernier va diriger l’équipe canadienne au prochain Championnat mondial de hockey et il est clair qu’il a l’intention de revenir dans le circuit Bettman. Je l’ai croisé cet hiver et il est dans une forme resplendissante. Il serait le candidat idéal pour diriger les Flyers, dans une ville de hockey.