/news/health
Navigation

Le Canada parmi les pires nations au monde pour l’asthme dû au NO2 chez les enfants

Pretty girl using asthma inhaler
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Le nombre de nouveaux cas d’asthme causés par la pollution de l’air chez les enfants s’accroît à un rythme alarmant au Canada, qui figure parmi les pires nations au monde à ce chapitre, conclut une étude dévoilée dans The Lancet Planetary Health.

Selon les données compilées par les chercheurs dans le cadre d’une vaste étude internationale, un taux d’environ 450 enfants canadiens sur 100 000 développent chaque année des problèmes d’asthme en raison de la pollution au dioxyde d’azote (NO2).

Le NO2, notamment émis par la combustion d’énergie fossile dans les moteurs à essence et les centrales thermiques, est responsable des pluies acides et est un facteur de risque pour l’asthme. Puisqu’elle est avant tout issue des transports, la molécule nocive se concentre surtout dans les villes.

Au Canada, ce polluant serait responsable d’environ 20% des cas d’asthme pédiatrique. Avec 170 000 nouveaux cas par année, le NO2 causerait donc le développement de problèmes d’asthme chez environ 34 000 enfants annuellement.

Avec un taux de 450 enfants/100 000, le Canada se classe au troisième pire rang au monde, tout juste devant le Koweït et les Émirats arabes unis.

Les chercheurs se sont aussi intéressés aux cas de 125 métropoles mondiales, incluant Toronto, qui s’est classée parmi les pires au monde avec un taux de 550 enfants sur 100 000 développant un problème d’asthme lié au NO2. Il s’agit du cinquième pire taux au monde et du plus mauvais résultat en Occident.

Dans le monde entier, quelque 4 millions d’enfants développeraient un problème d’asthme chaque année en raison de leur exposition au NO2.

«Notre étude démontre que des millions de cas d’asthme pédiatrique pourraient être évités dans le monde en faisant diminuer la pollution de l’air», a plaidé l’auteure principale de l’étude, Susan C. Anenberg, par communiqué. Cette dernière a appelé les gouvernements à améliorer l’accès à des formes plus propres de transports, comme des transports publics électriques et les déplacements actifs à pied ou à vélo, pour réduire les émissions de NO2 et, ainsi, faire diminuer le nombre de problèmes d’asthme.