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Un échange profitable

Jonathan Marchessault se réjouit des succès de Max Pacioretty en séries pour les Golden Knights

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Photo AFP Jonathan Marchessault continue de se débattre contre les Sharks, lui qui a été blanchi de la feuille de pointage lors des deux premiers matchs de la série à San Jose.

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Tandis qu’à Montréal, plusieurs se félicitent encore de la transaction qui a expédié Max Pacioretty chez les Golden Knights, le son de cloche ne pourrait être plus différent à Las Vegas. « C’est lui qui est dans les séries, ce n’est pas Montréal ! » a balancé Jonathan Marchessault, cachant bien mal son sourire espiègle.

À quelques heures du troisième match de la série opposant les Golden Knights aux Sharks de San Jose, l’ex-capitaine du Canadien n’a pas figuré parmi les joueurs disponibles pour les médias.

Ce n’est que partie remise, mais en attendant, Marchessault se sentait bien en verve dans un entretien avec Le Journal, au complexe d’entraînement de l’équipe, dans le fastueux secteur de Summerlin.

Et pour cause. Si son coéquipier Pacioretty a connu un départ boiteux à Las Vegas avec deux buts à ses 15 premiers matchs, il a connu un regain de vie depuis et il montre une récolte de quatre points en deux matchs éliminatoires avant celui de dimanche soir. Pour Marchessault, l’apport de Pacioretty va au-delà des statistiques.

« C’est tout à son honneur. Il est l’une des raisons pour lesquelles on est encore en séries cette année. Il a bien comblé un manque qu’on avait dans l’équipe. C’est un leader. C’est facile à voir que c’est un gars qui fait beaucoup de bonnes choses sur la glace. Il pratique un style physique, il a un bon lancer et c’est un gars de séries. On est vraiment chanceux de l’avoir et personne ici ne regrette cet échange-là », a louangé le petit attaquant de Québec.

De bonnes additions

Pacioretty n’est clairement pas l’unique locomotive des Knights, loin de là. L’arrivée de Mark Stone en provenance d’Ottawa semble lui avoir redonné des ailes. Leur trio complété par Paul Stastny, un autre nouveau venu cette saison, s’avère le plus performant de l’équipe, ce printemps.

« Ce qu’ils nous ont amené de plus gros, c’est deux victoires en séries à date », a rigolé Marchessault.

« Ces trois gars-là sont constants, ils sont physiques et ils jouent exactement comme les Golden Knights veulent jouer. C’est le fun de les voir connaître du succès comme ça. »

Depuis l’arrivée de Stone, les chevaliers de la ville de tous les péchés montrent un éloquent dossier de 12-5.

Toujours debout

Mais bien avant ces quelques nouveaux Golden Knights, il y avait le noyau dur. Un noyau qui a vécu l’improbable épopée de la saison 2017-18 en déjouant tous les pronostics pour se faufiler en finale de la Coupe Stanley.

Cet automne, cependant, quand l’équipe a montré un piètre dossier de 5-6-1 en octobre, plusieurs mauvaises langues ont proclamé que la balade magique en tapis volant se dirigeait tout droit vers un écrasement fulgurant. Quelques mois plus tard, il n’en est rien.

« Il y en a beaucoup qui ont vite pensé qu’on était tous finis quand on a perdu quelques matchs en début d’année. Il y a toujours eu des haters qui lèvent le nez sur nous, mais nous autres, on croyait encore en notre équipe. On savait qu’on allait connaître du succès et on en a eu puisqu’on est en séries. C’est le plus important. Une fois que tu es entré dans la grande danse, tout peut arriver », a rappelé Marchessault.

L’histoire ne dit pas encore si les Golden Knights danseront aussi tard que l’an dernier, mais ils auront au moins fait taire les sceptiques en offrant encore l’un des bons spectacles en ville, malgré l’abondance de l’offre.

Toujours la frénésie à Las Vegas

LAS VEGAS | Que ceux qui pensent que la frénésie s’est estompée à l’an deux des Golden Knights à Las Vegas se détrompent. Même si la ville du vice ne sera jamais un marché de hockey traditionnel, l’équipe semble maintenant faire partie de l’ADN des lieux. Sur la célèbre Strip, plusieurs écrans géants saluent les Golden Knights en leur souhaitant de bonnes séries. Même la réplique de la statue de la Liberté aux abords de l’hôtel-casino New York New York arbore un chandail géant des Golden Knights. À l’entraînement en matinée, les joueurs ont sauté sur la glace sous les cris et les applaudissements nourris d’une salle comble à leur site d’entraînement. Devant le T-Mobile Arena, une ambiance festive investit le Toshiba Plaza quelques heures avant la rencontre, avec un spectacle et tout ce qu’il faut pour réchauffer le public. Oui, Vegas est encore hockey !

Vlasic passe son tour

Le toujours fiable défenseur québécois Marc-Édouard Vlasic a été contraint de rater le troisième match, dimanche soir. À 1 min 2 s de la période médiane du deuxième duel, Vlasic a été atteint par un tir de Shea Theodore lorsque les Sharks évoluaient en désavantage numérique. Il a raté le reste de la partie et n’était pas de l’entraînement des siens, dimanche. Les spéculations vont bon train, à savoir qu’il pourrait souffrir d’une commotion cérébrale, mais l’entraîneur-chef Peter DeBoer a été muet comme une carpe quant à son défenseur étoile. C’est Tim Heed qui a pris sa place, lui qui disputait un premier match de séries en carrière. En l’absence de Vlasic pendant neuf matchs en janvier, les Sharks ont tout de même connu une séquence de six victoires au cours de laquelle ils n’ont jamais donné plus de deux buts.

Tous derrière Tiger Woods

Dans le vestiaire des Golden Knights, après leur bref entraînement matinal, hors de question de syntoniser autre chose que le mythique Tournoi des Maîtres de la PGA, au terme duquel Tiger Woods a remporté son premier titre majeur en 11 ans. Habituellement dans un vestiaire de la LNH, la coutume veut qu’on évite à tout prix de marcher sur le logo de l’équipe qui ouvre ses portes aux journalistes. Cette fois-ci, il valait mieux ne pas passer devant l’écran géant et obstruer la vue des joueurs captivés ! Même l’entraîneur-chef Gerard Gallant a mis un peu de temps avant de venir répondre aux questions. Non, il ne concoctait pas un astucieux plan de match pour contrer les Sharks dans son bureau. Il avait plutôt les yeux rivés sur le Masters. « J’aime beaucoup Tiger. Ce serait bien de le voir gagner de nouveau », a-t-il dit, avant que son vœu ne soit exaucé quelques minutes plus tard.