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Femtum: des lasers à la place de scalpels

Femtum aimerait conquérir le marché industriel, notamment le monde médical

Femtum: des lasers à la place de scalpels

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Les lasers développés par Femtum, une «spin-off» de l’Université Laval, pourraient remplacer éventuellement les scalpels dans les blocs opératoires. Selon Louis-Rafaël Robichaud, président-directeur général de Femtum, cela pourrait être possible dans un horizon de 5 à 10 ans.  

«J’ai parlé avec beaucoup de gens dans ce milieu-là. En théorie, la réponse est oui. Tout est une question d’investissements et de ressources», a-t-il affirmé.   

 Pour l’instant, Femtum mise sur une croissance organique pour rester en contrôle des décisions et des opérations, mais pour s’attaquer au marché médical il lui faudra trouver de nouveaux capitaux.    

«Un laser, c’est comme un tournevis. Tu peux l’utiliser dans plein de choses. Nous voulons être un manufacturier de lasers. Nous comptons également développer des têtes de contrôle pour faire de l’ablation et du marquage dans différentes industries», a-t-il ajouté.   

Avec ses lasers en instance de brevet, Femtum envisage plusieurs opportunités de marchés.   

Des applications concrètes  

Pour le moment, l’entreprise approvisionne des chercheurs en optique-photonique du milieu universitaire.   

«On vient de vendre notre première unité et il y a d’autres ventes qui s’en viennent. Les chercheurs en optique-photonique, c’est un marché de niche, ce qui fait que l’on doit aller rapidement à l’international. On participe à plusieurs congrès. C’est beaucoup de démarches», a indiqué M. Robichaud.  

Les lasers de Femtum génèrent des impulsions de l’ordre de femtosecondes. Ils sont produits par des photons extraits d’électrons stimulés par un jet de lumière à l’intérieur même de la fibre optique.   

«Cela nous permet de vaporiser très rapidement les molécules», a-t-il ajouté.  

Des lasers nouvelle génération  

Bien que le premier marché de Femtum soit celui de la recherche scientifique, l’entreprise veut s’attaquer rapidement au marché industriel.   

«Il y a beaucoup d’intérêt pour ce genre de laser sur les chaînes de production de masse. On est prêt à travailler avec les manufacturiers dans les domaines alimentaire et pharmaceutique. La barrière à l’entrée est beaucoup plus haute dans le médical. Je pense qu’on n’aura pas le choix de s’associer avec un grand joueur pour faire notre place dans ce marché précis», a poursuivi M. Robichaud, cofondateur avec Simon Duval.   

Les cycles de vente sont assez longs dans ce domaine. Le délai de livraison se situe entre trois et six mois. Jusqu’à présent, Femtum a développé ses lasers grâce à des subventions de recherche et des bourses entrepreneuriales, comme la Bourse Pierre-Péladeau de 50 000 $ dont ils ont pu bénéficier.   

Femtum est installée dans les locaux du Centre d’optique-photonique et laser de l’Université Laval, où elle peut compter sur de l’équipement à la fine pointe de la technologie et sur le savoir-faire d’experts dans le domaine.  

L’industrie de l’optique-photonique génère plus de 800 millions de dollars annuellement au Québec et crée 7500 emplois. On retrouve plus de 130 PME ainsi qu’une dizaine d’établissements d’enseignement et de recherche.   

Femtum  

Fondé en novembre 2017 (spin-off de l’Université Laval)   

Spécialité : développe des lasers pour les secteurs scientifique et industriel;   

Propriétaires : Louis-Rafaël Robichaud (président-directeur général), Simon Duval (vice-président R&D) et les professeurs, Réal Vallée et Martin Bernier;   

Siège social : Québec