/news/currentevents
Navigation

Deux autres adolescents coupables d’avoir partagé des photos explicites

Coup d'oeil sur cet article

Deux autres étudiants d’écoles secondaires de la région de Québec ont plaidé coupables à un chef de distribution de pornographie juvénile pour avoir relayé des photos explicites de camarades de classe.

« Ce type de dossier ne cesse de se multiplier », a réagi la juge Judith Landry après avoir déclaré coupable un deuxième adolescent de distribution de pornographie juvénile.

Les histoires ne sont pas sans rappeler la saga survenue aux Pères Maristes où plusieurs élèves ont été accusés du même type de crime.

Un premier élève de l’école Samuel-De Champlain, à Beauport, a d’abord plaidé coupable lundi de distribution de pornographie juvénile.

L’adolescent de 14 ans, qui avait une relation amoureuse virtuelle avec une fille de 13 ans, avait reçu des photos explicites de cette dernière.

Or, l’accusé a ensuite partagé ces photos à des amis tandis que la victime a aussi envoyé quelques photos à d’autres élèves.

Des étudiantes ont informé la direction des rumeurs de photos explicites circulant dans l’école, ce qui a permis d’arrêter trois adolescents.

La direction a été « proactive » et a agi « avec célérité et discernement », a fait valoir le procureur Hugo Breton.

Les cellulaires avaient été saisis et les trois adolescents ont été arrêtés en décembre dernier.

Seul l’un d’entre eux a formellement été reconnu coupable, les deux autres ont bénéficié d’une sanction extrajudiciaire.

Le jeune de 14 ans qui a plaidé coupable recevra sa peine cet été.

Séminaire Saint-François

Une situation semblable s’est produite au Séminaire Saint-François (SSF) alors qu’un élève qui excellait au football a lui aussi reconnu sa peine et reçu sa sentence pour avoir distribué de la pornographie juvénile.

Cette fois, il s’agissait d’une vidéo montrant un autre étudiant en train de se masturber qui a été transmise à environ huit étudiants de l’école pour rire de lui.

C’est la victime elle-même qui avait d’abord partagé la vidéo, réapparue deux ans plus tard lorsqu’un élève d’une autre école l’a transférée à l’accusé. Ce dernier l’a ensuite montrée à des amis avant de se faire prendre.

Cette histoire a fait dire à la juge que lorsqu’une vidéo « est lancée sur le web, nous n’avons plus le contrôle ».

Expulsé de l’école

L’étudiant a été expulsé de l’école avec l’accord de ses parents puisqu’il a contrevenu au code de vie du SSF.

Puisque l’accusé « excellait » dans les sports, son expulsion a aussi eu un impact sur ses coéquipiers qui ont intimidé la victime.

La juge Landry a reconnu « l’encadrement parental très strict » de l’accusé.

« Il touche sa peine depuis déjà un moment. » Il a donc été condamné à une absolution conditionnelle en plus d’un don de 300 $, « de sa poche », à Lauberivière.