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L’ex-adjointe de Duarte veut lui succéder

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Marie-Pier Bilodeau sera sur les rangs pour succéder à Helder Duarte à la barre de l’équipe féminine de soccer du Rouge et Or de l’Université Laval.

Adjointe pendant sept ans de Duarte, l’ancienne gardienne du Rouge et Or a eu besoin d’une période de réflexion avant de décider si elle postulait ou pas. « J’ai vécu à l’interne le choc du départ de Helder et j’avais un deuil à vivre, a-t-elle exprimé au sujet de la mort subite, le 21 février dernier, du seul entraîneur-chef de l’histoire du programme et figure de proue du ballon rond dans la région et au Québec. J’ai pensé terminer la saison, et aux filles, avant de penser si j’allais soumettre ma candidature ou non. »

Enseignante en anglais à l’école secondaire François-Bourrin où elle est aussi impliquée dans la concentration soccer, Bilodeau a obtenu le feu vert de son supérieur qui allégera sa tâche pendant la saison.

« Cela aurait été un peu fou et exagéré de combiner les deux boulots en gardant une tâche d’enseignante à temps plein, a-t-elle expliqué. Helder travaillait beaucoup. Il faisait deux boulots à 75-80 pour cent. Ma tâche à l’école sera réduite à 70 pour cent. Le poste au Rouge et Or est à temps partiel. Si j’ai le poste, je pourrai marier ma passion à mon travail de vie. »

Poste ouvert

Bilodeau n’est pas offusquée que le Rouge et Or ait décidé d’ouvrir le poste à l’extérieur au lieu de le combler à l’interne. « Ils veulent avoir l’opportunité d’embaucher le meilleur candidat possible et ça ne me dérange pas, a-t-elle raconté. Ils veulent aussi envoyer le message que tu n’as pas besoin d’être adjointe pour obtenir le poste d’entraîneur-chef un jour. Je suis une fille compétitive et j’ai confiance en mes possibilités. C’est la politique du Rouge et Or et ils ont fait la même chose en volleyball féminin. »

« Mon expérience avec Helder joue en ma faveur, ajoute Bilodeau, mais il y aura de nombreuses candidatures de gens du milieu qui travaillent au sport-études ou comme directeur technique dans un club. Nous avons bâti le programme ensemble. J’avais la responsabilité de gros dossiers, dont celui du recrutement qui a beaucoup évolué au fil des ans. On doit garder les meilleures filles de Québec, mais nous sommes rendues à une autre étape où l’on doit aussi attirer les filles du Centre national de hautes performances qui désirent poursuivre leur carrière dans la NCAA en leur offrant des incitatifs avantageux. »

Le concours est ouvert jusqu’au 19 avril.