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Préposés aux bénéficiaires: un réel engouement pour la formation rémunérée du CIUSSS de la Capitale-Nationale

Préposés aux bénéficiaires: un réel engouement pour la formation rémunérée du CIUSSS de la Capitale-Nationale
Photo d'archives

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L’engouement suscité par la mise en place d’une nouvelle formation rémunérée afin d’attirer davantage de préposés aux bénéficiaires au CIUSSS de la Capitale-Nationale est tel que les trois premières cohortes prévues ce printemps à Québec font déjà classes combles. 

Ce sont plus de 70 élèves qui se sont inscrits depuis l’annonce, il y a un mois, du développement d’une nouvelle formation de préposés aux bénéficiaires offerte par le Centre de formation professionnelle Fierbourg. La première cohorte a amorcé les cours, lundi, alors que les deux autres feront leur entrée sur les bancs d’école en mai. 

4e cohorte annoncée

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale espérait attirer 125 élèves-préposés dès le début de la première cohorte néanmoins la directrice des ressources humaines et des communications de l’établissement confirme que l’objectif est en voie d’être fracassé

«Il y aura une 4e cohorte à l’automne à Québec c’est donc environ 150 préposés aux bénéficiaires qui pourraient être en formation et on va poursuivre au besoin», dit France Goudreault qui explique que chacun des groupes compte environ 25 élèves.

Ceux-ci prennent part à une formation de 870 heures dont plus de 75 % s’offrent directement en CHSLD. Ainsi, à compter du 8 mai, les élèves-préposés feront leur entrée dans les établissements de santé et seront accompagnés d’un «préposé superviseur» tout au long de leur apprentissage. Ils y effectueront certaines tâches reliées au travail de préposé aux bénéficiaires pour lesquelles ils recevront une rémunération de 15 000 $. Puis, les finissants pourront voler de leurs propres ailes au début de l’année 2020 alors qu’ils obtiendront automatiquement un poste permanent.

«J’avais mis ça de côté il y a 4 ans. Je me disais: voyons, c’est épouvantable les conditions, les salaires, tout ça, mais là mon garçon vieillit alors je me suis dit que je peux sauter», partage Marie-Sophie Leblanc, âgée de 44 ans, qui a relayé aux oubliettes son emploi d’évaluateur en bâtiment afin d’assouvir sa passion.

Contrer l’essoufflement 

Alors que la pénurie de préposés aux bénéficiaires a atteint un niveau jamais égalé auparavant selon le CIUSSS de la Capitale-Nationale, avec un manque à combler de 397 employés, ces élèves-préposés, parmi lesquels figure Mme Leblanc, permettront au personnel actuellement en poste de souffler un peu.

«Les élèves pourront apporter leur support au niveau de l’occupationnel, au début, avec le résident soit faire manger les patients. Même si c’est juste un, on va venir contribuer à quelque chose au niveau de l’équipe alors ces petits gestes-là que les élèves feront au début dans les résidences qui vont venir supporter l’équipe parce qu’on sait l’essoufflement qu’ils ont », expose Mireille Thériault, directrice adjointe au Centre de formation professionnelle Fierbourg.

Par ailleurs, deux cohortes devraient également amorcer les cours sous peu au Centre de formation professionnelle de Portneuf et au Centre d’éducation des adultes et de formation professionnelle de Charlevoix alors qu’environ 30 et 25 personnes ont respectivement manifesté l’intention de s’inscrire au programme.