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Ville de Québec: Rémy Normand démonte les arguments des pro-métro

Il admet toutefois que sa réplique n’est pas «scientifique»

Ville de Québec: Rémy Normand démonte les arguments des pro-métro
Photo Simon Clark

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L’administration municipale a tenu lundi à démonter un à un les arguments de ceux qui militent en faveur d’un métro à Québec.

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a dévoilé un document qu’il a lui-même qualifié de « pas scientifique ». Une réflexion plus rigoureuse doit suivre dans « quelques mois », a-t-il promis.

M. Normand a dit sentir le besoin de répondre aux « faussetés » et autres « arguments farfelus ou fantaisistes » véhiculés notamment par le collectif « J’y vais en métro ». Notons que plusieurs citoyens et groupes ont soulevé des observations favorables au métro dans un document de consultation publique, publié par le ministère de l’Environnement.

« On a de la misère à trouver les modalités de financement d’un projet de 3 milliards $, a rappelé Rémy Normand. Pensez-vous qu’on va nous autoriser un projet [de métro] à 7, 8, 10 milliards $ ? Jamais on ne va se rendre jusque-là. »

L’élu d’Équipe Labeaume a démenti ou nuancé plusieurs affirmations de « J’y vais en métro » concernant la durée de vie des infrastructures et de l’équipement, les travaux de construction, le potentiel pour diminuer le nombre d’automobiles sur le réseau routier ou la possibilité de concevoir le matériel roulant au Québec.

« Il pourrit l’atmosphère »

Déçu, Jean Rousseau, conseiller de Démocratie Québec, a affirmé que la sortie de M. Normand ne fait « qu’envenimer » le débat.

« Il ne prend pas du tout au sérieux l’exercice pédagogique d’expliquer pourquoi le tramway est meilleur que le métro, a-t-il déploré. Il pourrit l’atmosphère. »

Financement

D’autre part, Rémy Normand a répondu au scénario, qui est désormais au cœur des discussions entre le fédéral et le provincial, voulant que les gouvernements supérieurs demandent à Montréal de renoncer à une partie de son financement en faveur du projet de Québec.

« Pas question qu’on fasse un projet au détriment d’autres villes ou d’autres projets, a-t-il assuré. Le gouvernement va faire ses choix [mais] ce n’est pas l’option qu’on privilégie. »

En soirée, M. Normand s’en est pris à ceux qui « tentent de dérailler le projet » et a salué « la vaste coalition sociétale » (médecins, étudiants, gens d’affaires, milieu communautaire) qui se prononce en faveur du réseau.

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, a regretté le fait que les demandes d’accès à l’information, qui portent sur le réseau structurant, soient systématiquement rejetées.

« S’ils [l’administration en place] assumaient leur choix, ils rendraient l’information publique et donneraient la ventilation des coûts », a-t-il insisté.

D’autre part, la Ville de Québec a confirmé lundi l’embauche de François Giroux à titre de directeur des communications au Bureau de projet du Réseau structurant de transport en commun. Son salaire annuel sera de 150 000 $.