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Hypothèse de règlement pour ABI: le ministre Boulet donne 10 jours aux parties

Hypothèse de règlement pour ABI: le ministre Boulet donne 10 jours aux parties
Photo Agence QMI, PASCAL DUGAS BOURDON

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QUÉBEC – Le ministre du Travail Jean Boulet donne «10 jours au maximum» aux parties impliquées dans le conflit de travail à l’Aluminerie de Bécancour (ABI) pour donner suite à l’hypothèse de règlement qu’il a déposée mercredi, sans quoi il n’exclut pas d’avoir recours à l’arbitrage.

«[Si l’hypothèse de règlement échoue], il y aurait la possibilité de nommer un arbitre de différends. Mais, comme on est dans un contexte de renouvellement de convention collective, ça prend le consentement des deux parties», a-t-il expliqué, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale, mercredi.

Le ministre n’a cependant pas l’intention d’avoir recours à une loi spéciale pour forcer le retour au travail des syndiqués, en lock-out depuis janvier 2018.

D’ici là, le ministre Boulet dit être «confiant» que cette hypothèse de règlement serve de base à la rédaction d’une entente de principe, notamment parce que «c'est une hypothèse qui est acceptable, qui est raisonnable, qui permettrait de préserver les emplois qui sont chers au Québec».

Il a précisé que son hypothèse abordait «toutes les questions qui demeuraient en suspens entre les parties», telles que les libérations syndicales, la sous-traitance, la réorganisation du travail, les mouvements de main-d'œuvre et le régime de retraite.

M. Boulet espère maintenant que le syndicat présente cette hypothèse de règlement à ses membres, et que la direction locale la soumette à la maison mère d’Alcoa pour analyse.

Bonne réaction

M. Boulet assure que les deux parties ont eu une «bonne» réaction lorsqu’ils ont pris connaissance de sa proposition, même s’il est conscient qu’«il y a des détails qui ne feront pas leur affaire».

«Il faut que les deux parties fassent une analyse globale et je requiers des concessions des deux parties», a-t-il rappelé.

M. Boulet s’est par ailleurs fait discret sur le contenu de cette hypothèse. Il s’est toutefois permis d’indiquer que le processus de rappel au travail qu’il a proposé était de moins de 10 mois, et qu’il a «éliminé» ou «atténué» certaines conditions qui faisaient partie de ce protocole de retour au travail.

Quelque 1030 employés de l’Aluminerie de Bécancour sont en lock-out depuis le 11 janvier 2018 à la suite de la décision d’Alcoa et de Rio Tinto Alcan de fermer temporairement l’usine, située dans le Centre-du-Québec.