/finance/news
Navigation

Les jeunes investisseurs doivent éviter 5 erreurs

0417_dvp
Illustration Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Récemment, le conseiller Michel-Olivier Marcoux a publié un livre fort intéressant, Investir pour assurer son avenir, aux Éditions Au Carré.

Ce guide destiné aux jeunes investisseurs déboulonne plusieurs mythes tenaces, notamment à propos de l’investissement éthique et de l’immobilier. J’ai bien apprécié le chapitre sur les erreurs les plus courantes commises par les jeunes de 18 à 35 ans. Voici ce que j’en retiens.

1. Flamber rapidement son remboursement d’impôt

D’une semaine à l’autre, vous allez toucher un beau remboursement d’impôt. Ce n’est pas un cadeau. Ça signifie simplement qu’on vous en a trop prélevé à chaque paie. Si pendant un an, vous avez pu vous en passer sans ennui, utilisez donc cette somme intelligemment. Vous pouvez rembourser des dettes ou mieux, cotiser à un REER qui engendrera... un autre retour l’an prochain.

2. Courir après les gros rendements

Retenez qu’en finance, il y a des cycles économiques. Ces derniers fonctionnent par séquences. On ne peut pas nécessairement se fier au passé pour choisir judicieusement les bons placements du futur. En ne vous fiant qu’au rétroviseur et aux bons rendements d’hier pour faire vos choix, vous achèterez peut-être des titres trop chers qui finiront par se dégonfler.

3. Investir dans ce qui est à la mode

L’investisseur mythique Warren Buffett a déjà dit : « La plupart des gens s’intéressent aux actions quand tout le monde s’y intéresse. Le moment d’acheter est quand personne ne veut acheter. Vous ne pouvez acheter ce qui est populaire. » Normalement, quand un sujet se trouve régulièrement dans les tendances de Twitter ou d’Instagram, soyez certains que la forte poussée de croissance a déjà eu lieu. N’oubliez jamais, ce qui est IN n’est pas toujours rentable.

4. Écouter les conseils de gens non qualifiés

Il y a trois ans, l’Institut québécois de Planification financière (IQPF) a mené une enquête d’opinions révélant que 61 % des 18-35 ans suivent les conseils financiers d’amis et de membres de la famille sans expérience en finance ou en économie. Pour éviter les ennuis, on doit toujours s’assurer que le beau-frère ne parle pas à tort et à travers. Est-il inscrit à l’AMF ? Est-il membre de la Chambre de la Sécurité financière ?

5. Multiplier ses dépenses au rythme des augmentations de salaire

La règle de base en finances personnelles : dépensez moins que ce que vous gagnez. Si vous dépensez chaque nouveau dollar gagné, vous vous dirigez dans le mur. Avant de dépenser votre nouvelle augmentation, posez-vous ces questions fondamentales : est-ce que j’ai un solde impayé sur ma carte de crédit ? Mon fonds d’urgence est-il suffisamment garni ?

Rappels

  • Au Québec, les conseils financiers sont encadrés par la loi. On ne peut s’improviser conseiller sans formation ni permis.
  • Méfiez-vous des promesses de rendements mirobolants et de gains faciles sur les réseaux sociaux.
  • Votre remboursement d’impôt sera plus profitable dans un CELI ou un REER.

► Fabien Major est planificateur financier et conseiller chez Major Gestion Privée inc.