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Ne me dites pas comment, mais combien

Impact de Montréal
Photo PIerre-Paul Poulin La performance d’Evan Bush demeure la plus grande raison de la victoire de l’Impact contre le Crew.

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Ramasser un maximum de points, ça reste l’objectif. Mais, par moments, on aimerait que la manière avec laquelle on se les procure soit aussi efficace. L’Impact a arraché trois points au Crew de Columbus samedi même s’il a été l’équipe qui a moins bien joué. Ça arrive. Pas si souvent, mais ça arrive.

En fait, même si l’Impact a été opportuniste, le Crew a été l’équipe la plus dangereuse et la plus confiante sur le terrain.

Les visiteurs au Stade Saputo étaient beaux à voir. Ils étaient fluides en attaque, tous les joueurs de la formation participaient au mouvement offensif et chacun d’entre eux semblait à l’aise en possession du ballon.

Est-ce que la performance montréalaise, en ce sens, méritait un maximum de points ? Peut-être pas.

Mais ça reste une victoire au premier match à domicile et, de surcroît, contre une des meilleures équipes de la MLS.

D’un point de vue psychologique, ce gain se révèle essentiel à la santé mentale des joueurs... et des spectateurs.

Bousculé par le Crew

Au cours des 90 minutes de la rencontre, le Bleu-blanc-noir a eu de la difficulté à suivre son adversaire.

Les milieux montréalais n’ont que rarement été en mesure d’intercepter les passes qui fendaient leur zone et mettaient en danger leurs défenseurs.

À partir de là, les problèmes se sont mis à débouler. La dernière ligne de défense était souvent prise de vitesse et concédait des chances de marquer au Crew.

Des gradins où j’étais assis, les premières minutes du match m’ont donné l’impression que l’après-midi serait long pour le XI montréalais.

Mais heureusement, Columbus n’a pas été en mesure d’en profiter. Chaque fois que les joueurs en jaune manquaient une occasion, je me répétais qu’ils s’en mordraient les doigts plus tard. Dans le sport, c’est presque une loi inaliénable.

À voir la performance du Crew samedi, on comprend pourquoi il a une des pires fiches offensives de la MLS.

Si elle est très bonne en création, l’équipe de l’Ohio est pourrie en finition. Au moment d’y aller d’une action finale, les joueurs du Crew prennent régulièrement la mauvaise décision ou font preuve d’une technique déficiente.

Ce ne sont pas les partisans montréalais qui vont s’en plaindre.

Erreur sur la personne

Malgré tout, la performance d’Evan Bush demeure la plus grande raison de cette victoire de l’Impact. La performance du gardien a permis à l’équipe de voler trois points.

En ce sens, les partisans ont

commis une grande erreur en ne le nommant pas joueur du match. Comme c’est l’habitude, les votants ont rabattu leur choix sur le marqueur de la rencontre, Harry Novillo.

Certes, le Français peut se vanter d’avoir réussi le but de la victoire, mais sans la tenue de Bush, il ne vaudrait pas grand-chose.

Ils l’Ont Échappé belle

Depuis le match à Kansas City, Rémi Garde se concentre à garder l’Impact organisé et compact défensivement. Réussir un troisième blanchissage d’affilée valide en grande partie son travail.

Mais il reste encore une marge de progression importante pour le Bleu-blanc-noir, c’est ce que le match de samedi nous a appris. La défense a plié, mais elle n’a pas brisé.

Ils ne voudront pas l’avouer publiquement, mais les joueurs de l’Impact savent au fond d’eux même qu’ils l’ont échappé belle contre le Crew. Dans le vestiaire, il y avait sûrement des regards entre eux qui pourraient confirmer ce que j’avance.

Ce n’est pas plus mal. Au cours d’une saison, tout le monde a besoin d’un peu de chance...