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Nancy Piuze règle ses comptes avec Gosselin

L’ex-DG de QC21 livre sa version des faits sur Facebook

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Jean-François Gosselin et sa colistière, Nancy Piuze, en des temps plus heureux, après les élections de 2017.

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L’ex-directrice générale de Québec 21, Nancy Piuze, a décidé de régler ses comptes avec le chef du parti Jean-François Gosselin, jeudi, et d’expliquer les motifs de sa démission sur Facebook.

Mme Piuze tenait à donner sa version des faits sur la controverse des dernières semaines avant de rompre définitivement les liens avec le parti, ce qu’elle a fait jeudi.

Dans une rare sortie publique, celle qui avait cédé son siège au chef pour lui permettre d’entrer à l’hôtel de ville, en 2017, dans Sainte-Thérèse-de-Lisieux, décoche plusieurs flèches à son endroit. Elle souhaite ouvertement que d’autres « hommes et femmes de talent » se manifestent pour la mairie de Québec en 2021.

« Les gens de Québec méritent l’excellence », un leader rassembleur, « aimé et respecté », qui pourra « surprendre avec des idées novatrices », énumère-t-elle. Des qualités que M. Gosselin n’a visiblement pas, à ses yeux, décode-t-on.

 

Perte de confiance graduelle

« Que s’est-il passé au sein de notre formation politique ? Je dois vous parler franchement. Au fil du temps, nous recevions des commentaires et des opinions en provenance des membres du parti, comme de l’extérieur, faut-il le dire, remettant en question la capacité du chef de Québec 21 à devenir un maire crédible, visionnaire et apprécié par les citoyens de la ville de Québec », peut-on lire.

« Nous avons lucidement pris acte et fait part de ces constats à monsieur Gosselin afin qu’avec notre aide il puisse saisir la balle au bond, en faire une opportunité d’amélioration et raviver la confiance qui lui échappait. Avec le recul, peut-être était-ce naïf de notre part ? Ou était-il trop tard ? Quoi qu’il en soit, les choses ne se sont pas passées ainsi, et malheureusement c’est plutôt un climat de tension et de suspicion qui a par la suite secoué notre formation. »

La demande d’enquête du chef au sujet de dépenses prétendument « douteuses » autorisées par le CA de son propre parti a porté le « coup de grâce » au moral des troupes, analyse Mme Piuze. Elle lui reproche d’avoir ainsi « créé de lourds dommages à une organisation déjà affaiblie », alors que les dépenses litigieuses, au final, ont été jugées « conformes ».

Les gens de Québec jugeront

« Il y a quelques jours, M. Gosselin continuait ses attaques publiques à l’endroit de son ancienne équipe. Pourtant, il disait vouloir rebâtir son parti et regarder vers l’avenir. Cela donne la mesure d’un tel candidat à la mairie de Québec... Je crois que les gens de notre ville seront suffisamment lucides pour juger de la qualité de cette personne », lâche-t-elle.

La colistière du chef, en 2017, s’excuse auprès des Beauportois qui lui avaient fait confiance, disant n’avoir jamais imaginé que son aventure puisse se terminer de façon « aussi abrupte » avec Québec 21.