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Pas de gain possible sans ticket

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Avouez avoir jeté un œil à la loterie en vue du repêchage de la Ligue nationale de hockey la semaine dernière.

Même avec moins de 4 % de chances de repêcher un des trois meilleurs espoirs, le Canadien a retenu l’attention.

Pourquoi ?

Parce que le CH avait un ticket à la loterie.

C’est la même chose en ce qui concerne les séries éliminatoires. T’es un des 16 clubs classés, tout peut survenir. Ce printemps, la preuve est éloquente de douleurs.

Les Blue Jackets ont lutté jusqu’au 81e match de la saison avant de distancer le Canadien. Entrés dans le vrai tournoi avec un vent de dos, le résultat est une collision frontale pour Montréal. Columbus vient de se farcir le Lightning et ses 128 points de classement en six jours et quatre matchs.

Et le CH ?

Est-ce que le Canadien aurait fait pareil ? Personne ne peut affirmer que oui. Je refuse donc que l’on affirme que non.

Tampa Bay n’a pas connu le péril en saison. Il a gagné 62 des 82 matchs du calendrier et a mené l’adversaire au pointage pendant plus de 65 % des minutes totales disputées.

Carey Price n’aurait sans doute pas ralenti en séries et l’esprit de corps de l’équipe ne se serait pas amenuisé. Notez ici que je demeure dans les limites du réel. Donc, je n’invente pas que le Canadien aurait battu le Lightning grâce à Jonathan Drouin qui aurait survolé la série.

Ça nous ramène au 25 février, alors que plusieurs équipes au statut incertain quant à l’issue de leur saison se sont améliorées.

À Vegas, Georges McPhee a acquis Mark Stone dans un échange structurant pour lequel les Golden Knights n’ont consenti qu’un seul espoir de premier plan.

À Columbus, Jarmo Kekelainen devenait la risée de la planète hockey en entier pour son « all in » aussi ambitieux que hasardeux, et pourtant...

À Montréal pendant ce temps, Marc Bergevin demeurait quasi immobile, sauf pour Jordan Weal, dont on attendait peu, et alléguait en point de presse ne pas gérer en fonction du classement, mais bien de ses constatations.

Plusieurs questions

Maintenant, quelles sont les garanties que Montréal sera en séries dans un an ? Qui peut affirmer que Toronto, Boston ou Tampa Bay va planter en pleine face la saison prochaine ? Qui peut dire qu’avec l’arrivée de Joel Quenneville derrière le banc, la Floride ne sera pas à prendre au sérieux ? Qui sait si les Sabres ne vont pas atteindre les séries avec un coach comme Michel Therrien ? Sans compter que dans la métropolitaine, les Flyers semblent s’être acheté une garantie de séries avec la nomination d’Alain Vigneault.

Enfin, que dire des Rangers et des Devils, qui ont fait banco à la loterie du repêchage ?

Pourquoi au fait ?

Parce qu’ils avaient un ticket. Un ticket, précisément, que Marc Bergevin a refusé de se procurer le 25 février en vue des séries de la Coupe Stanley.