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TikTok, l’application vidéo qui va bouleverser toutes les autres

TikTok, l’application vidéo qui va bouleverser toutes les autres

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 TikTok, l’application vidéo qui va bouleverser toutes les autres 

 Les applications mobiles vidéo connaissent une croissance fulgurante, dont Douyin, ou TikTok en anglais, dont le développement dépasse largement les frontières du pays hôte, la Chine. 

 Un succès planétaire qui étonne par sa simplicité et son attraction chez les jeunes. 

 Avec l’appli TikTok installée dans votre mobile, vous tomberez vite sous le charme, pour ne pas dire complètement accro, au point qu’une alerte se fait retentir après 90 minutes d’autoportraits ou clips vidéo. 

 Ces vidéos personnelles ne durent que 15 secondes, si bien qu’on (les jeunes surtout) les dévore rapidement. 

 Les contenus les plus populaires demeurent sans conteste les vidéos de synchro (lip-sync). 

 Bref, on nage ici en pleine autopromotion ou autopublicité, le me-myself-and-I puissance mille! 

 Autres ingrédients du succès, les vidéos sont verticaux, non carrés comme sur Instagram ou Snapchat. 

 Et contrairement aux autres plateformes comme YouTube qui exige que l’on clique ou appuie sur la vidéo, sur TikTok il suffit de balayer ou de glisser entre les clips. 

 Ici, tout est géré et alimenté en un flot incessant de clips vidéo. 

 Un milliard de vidéos... par jour! 

 Sur l’App Store d’Apple, TikTok trônait début 2018 au sommet du palmarès des applications gratuites. 

 Actuellement, elle se situe au 15e rang tout juste derrière celle de Facebook. 

 À la base de sa recette, ses fonctions d’édition, d’ajouts, de thèmes musicaux, d’animations et plus encore. 

 Douyin, qui signifie «vibrations sonores», a été créée en seulement 200 jours par Bytedance qui la détient, laquelle fut lancée en septembre 2016 et adaptée en 75 langues pour plus de 150 marchés. 

 Nommée TikTok pour les marchés occidentaux, l’appli génère plus d’un milliard de vidéos vues chaque jour, selon des chiffres de 2018. 

 Les algorithmes du bonheur 

 Flairant la manne, la société mère Bytedance a acheté en août cette année-là pour 1 milliard $ US la jeune startup musical.ly basée à Shanghai afin de la fusionner avec TikTok. 

 Comme pour les puissantes applis du groupe Facebook, TikTok emploie une recette bien éprouvée, celle des algorithmes d’intelligence artificielle pour analyser les préférences et les intérêts des utilisateurs, dont les interactions avec les contenus produisent un flux vidéo personnalisé à chacun. 

 Message aux parents, si vos ados réagissent anormalement au quotidien, c’est qu’ils imitent des vidéos vus sur leur application TikTok! 

 Autre atout de TikTok, «la peur de rater quelque chose» est un puissant sentiment d’attachement sur les médias sociaux. 

 Par exemple, découvrir ses amis s’amuser à un party auquel on n"était pas présent est dévastateur pour n’importe quel jeune. 

 Qui dit vidéo dit porno 

 Les applications de médias sociaux, qui font du contenu généré par les utilisateurs à la fois le moteur de leur croissance et le carburant de ce moteur, ont longtemps été problématiques en matière de contenu illicite. 

 En Inde, l’un des plus grands marchés pour l’éditeur Bytedance avec 120 millions d’utilisateurs, les téléchargements de l’application TikTok iOS et Android ont été bloqués en raison de contenus illégaux, dont des clips pornos. 

 Sur ordre du ministère indien des Technologies de l’information et électroniques et de la haute cour de Madras, Apple et Google ont dû hier retirer l’application de leur boutique respective. 

 Même scénario deux mois plus tôt aux États-Unis où l’éditeur de l’appli s’est vu infliger une amende de 5,7 millions $ pour violation des politiques de protection de l’enfance. 

 Plus que l’impact sur les 120 M d’utilisateurs en Inde, c’est un dur coup à la réputation de l’application – sanction qui risque de se reproduire dans n’importe quel marché dès que des individus peu scrupuleux tentent de percer la (mince) carapace censée protéger les mœurs. 

 Les sociétés à l’origine de ces applications font valoir qu’elles ne sont pas responsables de ce que les gens produisent sur leur plateforme, du moment que les contenus respectent les conditions d’utilisation, mais la marge est grande où des vidéos ne sont pas contrôlées de manière aussi efficace.