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Trump: non coupable

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Si vous rêviez de voir Donald J. Trump terminer sa présidence en combinaison orange qui irait si bien avec sa carnation, enfermé dans une cellule de 12 X 12, dans une prison surpeuplée perdue dans un désert du sud des États-Unis, oubliez cela.

Il ne sera pas accusé de conspiration avec les Russes ou d’entrave à la justice. Ainsi en a décidé le procureur général William Barr qui a prémâché le rapport pour le rendre plus sympathique à Trump.

Le rapport Mueller n’enverra pas Trump en prison, mais sa lecture dépeint un président qui ne comprend pas son rôle et les limites à son pouvoir, frustré par l’enquête et persuadé d’être la cible d’une chasse aux sorcières.

Il n’avait pas complètement tort.

Pourtant, le rapport révèle qu’en apprenant l’identité du procureur spécial, Robert Mueller, Trump aurait dit : « C’est la fin de ma présidence. Je suis foutu [I’m fucked]. » Mueller aurait-il raté quelque chose ?

Médias : coupables

J’en doute, mais il est clair que le procureur Mueller s’est astreint à une lecture stricte des lois en cause. Cela ne pouvait être autrement : ce président a été élu par le peuple dans les règles de l’art.

Même si le rapport Mueller confirme l’étendue de l’ingérence russe, les effets sur le résultat des élections sont impossibles à déterminer. Les médias ne sortent pas blancs comme neige de cet exercice non plus.

J’ai cessé de regarder CNN il y a quelques mois, incapable d’endurer les spéculations à longueur de soirée sur la culpabilité de Trump. Cette fois, c’est FOX qui avait — en partie — raison.

Je prédis une victoire pour Trump en 2020. Ce qui ne change rien au fait que Donald J. Trump est un menteur, un intimidateur, un manipulateur, un agresseur, un être narcissique, sans morale ni éthique.

Mais si c’est cela que les Américains souhaitent comme président, c’est leur affaire.