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Billy Tellier: «C’était beau à voir!»

Billy Tellier: «C’était beau à voir!»
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL /AGENCE QMI

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Visant la création d’une filière de l’humour aux Antilles, l’Anti’Stress est un festival international d’humour francophone organisé à la Martinique. Billy Tellier, Richardson Zéphir et Rosalie Vaillancourt y étaient du 4 au 9 avril pour représenter la délégation québécoise lors de cette première édition. Billy nous raconte son expérience.

À son arrivée en Martinique, le 4 avril, Billy Tellier était très heureux.

«Il faisait 27 °C; ça faisait du bien! Je suis parti avec ma copine et nos deux enfants, Édouard (deux ans et demi) et William (deux mois et demi). Faire nos bagages était déjà une aventure! (rires) Nous demeurions dans un petit hôtel, Le village de la pointe, à Le Vauclin. Nous avons eu le temps de profiter de la Martinique, car mon premier spectacle était le 7 avril. C’était au Martinique Comedy Club, où on testait nos blagues pour savoir si ça passe ou ça casse, et ç’a passé!»

L’Anti’Stress est un festival international regroupant des humoristes de plusieurs endroits dans le monde (Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Haïti, France et Québec) présenté par l’agence GULP et le regroupement l’ADAM, en collaboration avec le Martinique Comedy Club. Les échanges avec d’autres humoristes ont vraiment plu à Billy Tellier.

«J’ai particulièrement aimé rencontrer ceux de la Martinique, car ils entament leur carrière. C’était fascinant de voir de jeunes humoristes qui découvrent le métier. J’ai rencontré Youti et Andy, de jeunes Martiniquais qui faisaient leur première salle, avec Richardson Zéphir, au Gala Jeunes Talents Caribéens, à Madiana, le 5 avril.»

Cette soirée visait à découvrir les nouveaux talents originaires de la Martinique, Guadeloupe, Guyane et Haïti.

«C’était beau à voir!»

Parler moins vite

«Je dois avouer que j’étais très stressé, au début, raconte Billy Tellier. J’ai voyagé à Nantes, il y a environ 10 ans, et j’avais trouvé cela difficile de m’adapter. Je crois que le "stand up" n’était pas encore très bien implanté, là-bas. Mais en Martinique, il n’y a aucun problème, tout roule bien. Rosalie, Richardson et moi avions révisé nos textes pour vérifier s’il y avait des expressions trop peu connues ou des québécismes dans nos blagues. Par exemple, Rosalie cherchait comment remplacer “pizza pochette” dans son spectacle; on a finalement trouvé une spécialité locale, le fria, qui est un peu comme un calzone. Nous devions également parler moins vite. Il y a aussi des termes qui ne sont pas les mêmes; il faut alors expliquer le contexte avant de faire la blague, pour être certains de bien nous faire comprendre. Des humoristes ont également fait des blagues en créole, surtout lors du Gala Jeunes Talents Caribéens. C’était donc à mon tour de ne rien comprendre! (rires)»

Une autre édition?

Le 8 avril était la soirée du Gala International, diffusé à Canal+ Antilles, avec Bun Hay Mean (alias le Chinois marrant), Donel Jack’sman, Laurence Joseph (Guadeloupe), Kody Kim (Belgique), Marie Desroles (Réunion), Billy Tellier, Rosalie Vaillancourt et plusieurs artistes-surprises.

«Dans l’ensemble, c’était une très belle première édition, conclut Billy Tellier. Les gens ont bien accueilli le festival. J’espère qu’il y en aura d’autres, parce que c’est extraordinaire pour les échanges entre humoristes. C’est très intéressant. Plusieurs humoristes aimeraient vivre cette expérience. Plus d’un voudrait venir au Québec, pour visiter ou participer aux galas; bref, venir voir comment ça se passe, l’humour, au Québec! Je crois aussi que ma conjointe aimerait qu’il y ait une autre édition! (rires)»