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Les signes parisiens du hasard

Les signes que nous envoie le hasard montrent que la vie a un bon sens de l’humour

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Je reviens de Paris. Je sentais bien que mon voyage allait être symbolique, je n’avais juste aucune idée à quel point.

Comme toujours, une des premières choses que je fais en arrivant dans la Ville Lumière, c’est me payer une visite dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. J’y suis allé juste avant la fermeture.

En sortant de la cathédrale, en me promenant sur le bord de la Seine, je me suis retourné pour la regarder et du coup, j’ai été envahi par une certaine tranquillité.

Je me suis assis sur un banc et suis resté à la contempler pendant presque une heure, inconscient qu’en fait, ce moment allait se transformer en un au revoir, puisque, quelques jours plus tard, la cathédrale allait être dévastée par un incendie.

Rencontre australienne

Le lendemain de cette visite, j’ai décidé de me promener à travers la ville sans objectif précis et, en bifurquant à travers mes points de repère, je suis tombé sur une de mes rues préférées, la rue Montorgueil.

Il y a longtemps, j’avais un couple d’amies qui n’habitaient pas loin, Michelle et Elissa.

Tous les dimanches, on se retrouvait avec un groupe d’amis chez elles.

Juste comme je retrouvais leur appartement pour me rappeler des souvenirs, je reçois une notification sur mon Instagram : un message d’Elissa !

- Allo Max, on voit que tu es à Paris...

- Tu me niaises, je suis devant votre ancien appartement (elles sont en Australie depuis 10 ans)

- Eh bien, devine, nous, on est à Paris jusqu’à vendredi...

Quel hasard, quelle joie de les retrouver­­­ !

Une vieille affiche

Un soir, je devais faire la dernière partie du show de l’humoriste Stéphane Poirier qui est en résidence avec Sugar Sammy à l’Alhambra, une des belles salles de Paris. Stéphane habite à côté du théâtre où je jouais il y a déjà longtemps. Belle occasion d’aller surprendre Thierry, le directeur, pour se rappeler de bons souvenirs.

Juste comme j’arrive, il est dehors comme d’habitude, en train de fumer sa cigarette. Après nous être sautés dans les bras, il me dit : « Viens, faut que je te montre quelque chose ». En arrivant dans les coulisses, grand moment d’émotion lorsqu’il me montre que mon affiche d’il y a 13 ans, est encore sur le mur.

Il en profite pour me dire : « J’ai même encore ta grande affiche qui était devant le théâtre, quelque part dans mes coffres. Si tu viens faire un petit 10 minutes de spectacle demain soir, je te la donne, chose que je ne fais jamais ».

Deal !

Le lendemain soir, je suis monté sur cette même scène que j’avais foulée 111 fois lors de ma résidence parisienne, il y a 13 ans.

Je vous confesse que depuis, ça me hantait d’y retourner, comme si c’était le dernier X qu’il me restait à cocher sur cette belle liste de choses que j’ai faites dans ma carrière.

Après le carrousel d’émotions que j’ai vécu, Thierry a tenu parole et je suis parti avec mon affiche géante. J’y cherchais encore une fois, la signification du symbole que la vie m’envoyait... et la conclusion pour l’instant, c’est qu’il fallait que je me ramène totalement à la maison avant de revivre un nouveau tremplin vers le Vieux Continent.

Humour toujours

Et puis, un dernier signe du hasard, celui qui me montre que la vie a un excellent sens de l’humour.

En embarquant dans l’avion, je me suis souvenu que chaque fois que je passais une longue période de temps en France, à mon retour, je fredonnais toujours la chanson de Robert Charlebois : « Je reviendrai à Montréal »... Et qui vois-je embarquer dans l’avion au même moment ? Robert Charlebois lui-même !

Ça ne s’invente juste pas ces choses-là...