/entertainment/stage
Navigation

Un nouvel attentat

Le spectacle «Je me soulève» met en scène la poésie de 35 auteurs contemporains québécois

Les comédiens lors des répétitions de <i>Je me soulève</i>.
Photo courtoisie, Catherine Tétreault Les comédiens lors des répétitions de Je me soulève.

Coup d'oeil sur cet article

Gabrielle et Véronique Côté récidivent. Après Attentat, les deux sœurs proposent une toute nouvelle plongée au cœur de la poésie québécoise.

À l’affiche au Trident, à partir du 23 avril, Je me soulève utilise les outils du théâtre pour mettre en valeur la prose et les textes des auteurs d’ici. Une proposition théâtrale avec deux musiciens, dix-huit comédiens et un essaim d’enfants.

Les sœurs Gabrielle et Véronique Côté sont les initiatrices de cette création qui allie poésie et théâtre.
Photo courtoisie, Catherine Tétreault
Les sœurs Gabrielle et Véronique Côté sont les initiatrices de cette création qui allie poésie et théâtre.

Une proposition dans la lignée du spectacle Attentat qu’elles avaient mis en scène au Quat’Sous, au Carrefour international de théâtre et au Périscope.

« Avec Attentat, on était allé piger dans le passé avec des textes de Gaston Miron, Gérald Godin, Roland Giguère et Hubert Aquin. Pour Je me soulève, on a choisi de la poésie très contemporaine », a indiqué Véronique Côté, lors d’un entretien.

Je me soulève met en vedette 18 interprètes et de la poésie écrite par 35 auteurs québécois.

Les Olivier Arteau, Ariel Charest, Anne-Marie Côté, Olivier Normand, Sarah Villeneuve-Desjardins, Alexandrine Warren et autres comédiens donneront vie, entre autres, à des textes de Dany Boudreault, Richard Desjardins, Antoine Dumas, Steve Gagnon, François Guérette, Elkahna Talbi et Marie-Hélène Voyer.

La pièce met en valeur les mots et la prose de 35 auteurs québécois contemporains.
Photo courtoisie, Catherine Tétreault
La pièce met en valeur les mots et la prose de 35 auteurs québécois contemporains.

« On s’est demandé ce qu’on avait envie de léguer aux générations futures, ce qu’on peut fabriquer en tant que société et ce que signifie une collectivité. C’est un show très joyeux et très lumineux », a précisé Gabrielle Côté.

Les questions d’identité – dans la mesure d’un futur commun plutôt qu’un passé partagé – et d’écologie, le rapport à la nature et les bouleversements climatiques sont aussi au cœur de Je me soulève.

Le courage

Les thématiques concernant le legs du futur, la nature et le climat se retrouvaient déjà dans les écrits des poètes. Et dans des textes, précise Gabrielle Côté, qui n’ont pas été écrits la semaine dernière.

« Les poètes sont un peu comme les oracles des temps modernes. C’était là tout ce temps-là. Il fallait juste les découvrir », a-t-elle lancé.

« Je me soulève, précise Gabrielle, est aussi un spectacle pour se donner du gaz, l’énergie et le courage de se soulever collectivement et de passer aux actes. »

« C’est cohérent avec tout ce qui se passe dehors », fait remarquer l’aînée Véronique, indiquant que la première aura lieu durant la Semaine de la Terre.

Les comédiens lors des répétitions de <i>Je me soulève</i>.
Photo courtoisie, Catherine Tétreault

Avec Attentat et Je me soulève, les sœurs Côté donnent une autre vie à la poésie québécoise.

« La poésie n’est pas facile à vendre. C’est un art qui se suffit à lui-même et il est rare qu’on lui donne des grands moyens. On croit que l’on peut, avec ce genre de spectacle, amplifier sa résonance chez les gens qui pensent que c’est quelque chose d’inaccessible et que ça appartient à l’élite. Nous, on dit que la poésie, c’est à tout le monde », a fait savoir Véronique Côté.

L’auteure, comédienne et metteuse en scène souligne le courage du Trident et de sa directrice artistique Anne-Marie Olivier dans cette aventure.

« Ça m’épate de voir une institution de cette envergure embarquer dans de la création aussi pure et sans avoir vu les textes finaux. Ça prend du nerf et du courage », a-t-elle commenté.


► Le spectacle Je me soulève est présenté du 23 avril au 18 mai au Trident.