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Bondir sur la trampoline

Bondir sur la trampoline
Photo Didier Debusschere

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Avoir l’impression de voler, se sentir libre dans les airs, apprivoiser quelques acrobaties, réaliser un rêve de jeunesse, maintenir une bonne forme physique... La trampoline fait bondir des gens de tous âges pour différentes raisons, dont la principale est certainement le plaisir !

Que ce soit un enfant à l’énergie débordante, un adolescent en quête d’adrénaline ou un grand-papa-gâteau qui souhaite surprendre ses petits-enfants en faisant un salto sur la trampoline qu’il vient de leur offrir... La principale qualité de la trampoline est certainement son accessibilité. Au Studio acrobatique, le plus jeune élève à avoir fait de la trampoline a commencé à 16 mois, alors que le doyen, ce grand-père cité plus haut, était alors âgé de 69 ans.

Des élèves du Studio acrobatique extrême de St-Émile.
Photo Didier Debusschere
Des élèves du Studio acrobatique extrême de St-Émile.

Non seulement bondir sur la toile élastique d’une trampoline ne requiert pas d’équipement particulier, à l’exception de vêtements confortables ajustés, mais l’apprentissage se fait progressivement, selon les capacités de chaque apprenti trampoliniste.

À l’École de cirque de Québec, le mot d’ordre est d’ailleurs « le contrôle avant la hauteur », affirme l’entraîneur acrobatique Jacques Palardy-Dion, rappelant qu’il faut bien maîtriser ses bases pour avancer. Le soutien d’une corde élastique est d’ailleurs très utile au moment d’apprendre, tout comme l’atterrissage dans une fosse profonde de cubes de mousse proposée dans certains centres.

Même si l’instinct naturel pousse souvent les gens à tenter une vrille ou un salto, il est préférable de ne pas brûler les étapes préalables avant de s’exécuter. « Suivre des cours supervisés avec un entraîneur et un excellent trampoline est le meilleur moyen d’apprendre en réduisant les blessures. Il s’agit d’un apprentissage logique et encadré, qui fait une différence sur la progression », souligne M. Palardy-Dion.

Jean-François Martel, responsable du développement des cours au Studio acrobatique.
Photo Didier Debusschere
Jean-François Martel, responsable du développement des cours au Studio acrobatique.

« Si on donne aux jeunes les outils, les résultats arrivent plus tôt », illustre Jean-François Martel, responsable du développement des cours au Studio acrobatique.

Sports complémentaires

La passion de la trampoline peut guider un sportif vers les arts du cirque (trampoline à deux, planche coréenne, trapèze volant, etc.) ou l’amener à adhérer à un club de trampoline. Le plaisir l’accompagnera longtemps, car les mouvements possibles sont quasi infinis, créant chaque fois la petite sensation d’adrénaline et le sentiment de fierté que procure la réalisation d’une nouvelle acrobatie.

L’entraînement sur trampoline est aussi complémentaire à d’autres sports, comme le ski acrobatique, le cheerleading, le patinage artistique, le wakeboard, le plongeon, la gymnastique, la nage synchronisée, etc. La trampoline permet de pratiquer une acrobatie en déployant moins d’énergie, dans un milieu sécuritaire, et de le réaliser plus souvent, plus longtemps et en toute saison.

Des jeunes à l’entraînement à l’École de cirque de Québec.
Photo courtoisie, l’École de cirque du Québec
Des jeunes à l’entraînement à l’École de cirque de Québec.

« La base de la trampoline est le contrôle de l’équilibre et la vision, ce qui est aussi bon pour d’autres sports », ajoute M. Martel. Par exemple, au moment de se retourner pour déjouer l’adver­saire au football, le joueur sait toujours où il se situe sur le terrain.

La trampoline au mur, la trampoline freestyle, l’entraînement cardiovasculaire sur petite trampoline, etc. multiplient les façons de pratiquer ce sport, selon les résultats souhaités.

Plusieurs bienfaits

En 1980, la NASA a réalisé une étude sur les bienfaits de la trampoline, dont les résultats ont été largement diffusés depuis. Ceux-ci soulèvent notamment que 10 minutes de trampoline permettent de brûler le même nombre de calories que 30 minutes de jogging, tout en exerçant moins de pression sur les chevilles.

Des jeunes à l’entraînement à l’École de cirque de Québec.
Photo courtoisie, l’École de cirque du Québec
Des jeunes à l’entraînement à l’École de cirque de Québec.

Bondir sur une trampoline développe les muscles des jambes, du dos et des bras, entre autres, la capacité cardio-respiratoire, l’équilibre, la proprioception (perception des mouvements de son corps dans l’espace), la posture, la capacité de réception (sur la toile avec les pieds, assis, ou sur le dos, sur les épaules d’un athlète, sur un matelas de réception), la perception spatiale, etc. Bref, il s’agit d’un sport complet. Surtout, il permet de garder une bonne forme physique générale, en protégeant les articulations, « car la trampoline absorbe les chocs », explique M. Martel.

Comme dans tous les sports, les risques de blessures sont présents. La plus commune est l’entorse à la cheville. « Les blessures viennent souvent du fait qu’on ne connaît pas la surface sur laquelle on va être réceptionné », explique M. Palardy-Dion. Les exercices de renforcement et la répétition des sauts permettent au corps de se placer au bon endroit et avec la bonne tension, souligne-t-il.

Une séance d’entraînement à l’École de cirque de Québec.
Photo courtoisie, l’École de cirque du Québec
Une séance d’entraînement à l’École de cirque de Québec.

Masculin ou féminin, le mot « trampoline » ?

Les deux genres sont possibles, selon l’Office québécois de la langue française. « Au Québec, le mot trampoline est couramment employé au féminin, tant pour désigner l’engin servant à rebondir que le sport que l’on pratique sur celui-ci. On le rencontre toutefois de plus en plus souvent au masculin, ce qui correspond traditionnellement à l’usage européen. Même si l’emploi du féminin n’est pas consigné dans les principaux dictionnaires usuels du français, il n’y a pas lieu de le considérer comme fautif ».