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Inondations : Montréal mieux préparée qu’en 2017

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MONTRÉAL | Même si les plus gros débordements de rivières devraient survenir mercredi, les autorités montréalaises s’attendent à ce qu’ils causent moins de dommage cette année qu’en 2017, étant donné les nombreuses mesures de précaution adoptées.

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Depuis quelques jours, on peut apercevoir des digues installées par la Sécurité civile le long d’artères clés, des sacs de sable ont été distribués dans les quartiers le long de la rivière des Prairies et l’armée canadienne est déjà arrivée à Montréal, ayant accepté d’intervenir en prévention plutôt qu’en réaction.   

 

CAMILLE DAUPHINAIS-PELLETIER/24 HEURES/AGENCE QMI

  

«L’armée, j’étais content qu’ils acceptent de venir plus tôt, a mentionné le premier ministre François Legault, de passage à l’île Bizard dimanche après-midi. Selon leur protocole, c’est comme une aide de dernier recours. Mais venir avant et aider à ce qu’on soit prêts, c’est l’idéal. Je les ai remerciés comme il faut», a-t-il dit.   

Derrière lui, des dizaines de bénévoles venus de plusieurs arrondissements s’affairaient à mettre des montagnes de sable dans des sacs, qui allaient être distribués aux résidents de l’arrondissement.   

  

Photo Agence QMI, CAMILLE DAUPHINAIS-PELLETIER/

  

«On se donne à peu près 72 heures pour terminer le travail, qui est déjà très bien avancé. Ça n’a rien à voir avec la situation de 2017, où on était en réaction. Présentement, on est plutôt en préparation, on termine les préparatifs», a assuré la mairesse de Montréal Valérie Plante.   

Avec des précipitations prévues en milieu de semaine, les débordements les plus importants devraient survenir autour de mercredi, selon le chef du service incendies de la Ville de Montréal, Bruno Lachance.   

Malgré toutes les précautions prises, de l’eau avait déjà commencé à s’immiscer dans quelques sous-sols dimanche à l’île Bizard.   

Les irréductibles de l’île Mercier  

La situation était plus avancée à l’île Mercier. Quelques pieds d’eau recouvraient déjà des sections du seul pont qui permet d’y accéder, et les quelque 150 personnes qui habitent sur l’île n’avaient pas plus l’intention d’évacuer qu’en 2017. «Quand les camions ne pourront plus passer, on prendra des canots. J’ai une feuille avec l’adresse de tout le monde sur l’île et le nombre de gens qui habitent chaque maison, le nombre de chiens, le nombre de chats; on peut amener des repas à tout le monde», explique Pierre-Luc Cauchon, un résident des lieux visiblement pas prêt à baisser les bras.   

Habitués à ce que des débordements surviennent dans leur secteur, des habitants de l’île avaient mis en place d’impressionnantes installations dimanche. De hauts remparts de sacs entouraient totalement des propriétés, certains avaient construit des digues maison, des stations de fabrication de poches de sable ou encore avaient installé des pompes à eau.   

«[Les autorités] voulaient qu’on évacue en 2017, mais on ne voulait pas partir. Ils avaient menacé de nous couper l’électricité, et on avait répondu qu’on a tous des génératrices. Ils nous ont dit qu’ils nous feraient sortir de force, et on avait répondu qu’on reviendrait la nuit », lance M. Cauchon.   

La réforme des indemnisations pour les sinistrés, qui se veut un incitatif pour déménager, ne le fera pas changer d’idée. «Nous autres, même si on ne recevait pas du tout d’argent, on resterait ici quand même», résume-t-il.