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Inondations : le pont de l’île Mercier fermé à la circulation

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L’unique lien reliant l’île Mercier à l’île Bizard, à Montréal, a été fermé à la circulation par la Sécurité civile, lundi après-midi, en raison de la crue des eaux.   

Le pont de l’île Mercier commençait à être submergé en raison des inondations dans le secteur, lundi, forçant sa fermeture vers 16 h. Malgré tout, la plupart des résidents ont préféré demeurer à l’intérieur de leur domicile.        

«Ce n’est pas une évacuation obligatoire, les gens peuvent rester sur place. Par contre, les services d’urgence sont restreints à cause de l’accessibilité», mentionne Martin Guilbault, chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal.    

Le Service de police de la Ville de Montréal offrira une surveillance en tout temps de l’île.    

Un centre d’hébergement est ouvert sur la montée de l’Église, à l’île Bizard, pour les citoyens qui décideraient d’évacuer leur résidence.  

TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Des souvenirs difficiles remontent à la surface

Les inondations font remonter à la surface des souvenirs pénibles à L’Île-Bizard, où des dizaines de personnes ont érigé des murs de sable pour protéger leur maison de l’eau en espérant éviter le pire.

«La situation est vraiment stressante. L’eau était plus haute ce matin, mais deux grosses souffleuses à neige sont venues drainer l’eau dans la rue et on voit que le niveau a baissé. Il faut continuer d’agir sinon l’eau va monter», décrivait lundi Andrea Bolle. Sa maison, située sur la rue Jean-Guy près de la rivière des Prairies, se trouve à quelques mètres seulement de la chaussée recouverte d’eau.

Lors des inondations de 2017, plus de cinq pieds d’eau s’étaient accumulés dans le sous-sol de Mme Bolle. Cette année, elle a monté tous ses meubles à l’étage et sa pompe est prête : la situation semble sous contrôle, surtout que les interventions de la ville ont permis jusqu’à maintenant d’éviter le pire. Malgré tout, elle a de la difficulté à dormir le soir.

«Le stress psychologique, c’est ce qu’il y a de pire. Ça nous ramène beaucoup de souvenirs difficiles d’il y a deux ans. On avait tout juste retrouvé une situation normale, et là ça recommence», dit-elle.

Rester au cas où

Non loin de là, sur la rue Roy, Gérald Kolb s’occupe de la maison de son oncle qui est à l’hôpital. L’eau n’est pas encore montée jusqu’à la demeure, mais le septuagénaire reste à l’extérieur et ne lâche pas la rivière des yeux.

«Une chance que mon gendre est venu m’aider à installer du sable autour de la maison. Des sacs de 66 livres, ça commence à être pesant», mentionne-t-il.

«La détresse et la fatigue psychologique, c’est ça le pire en ce moment. On est en stand-by, il faut toujours vérifier si la pompe fonctionne et rester au cas où il y aurait une coupure d’électricité. Peut-être qu’on fait tout ça pour rien, mais c’est quand même mieux de prévenir que de guérir», dit-il.

Les résidents croisés lundi par le 24 Heures s’entendaient pour dire que les mesures prises par la ville, comme la construction de digues et l’intervention de souffleuses , avaient permis jusqu’à maintenant d’éviter le pire. «Sans cela, on aurait eu des problèmes», résume M. Kolb.

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