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L’eau pourrait monter de 20 cm

Le débordement du lac Saint-Pierre a inondé près de 250 résidences à Louiseville, Yamachiche et Maskinongé

FD-INONDATIONS
Photo courtoisie, TVA Nouvelles Scène de désolation à Maskinongé en bordure de l’autoroute 40 où plusieurs résidences et des terres sont envahis par les eaux.

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TROIS-RIVIÈRES | Le niveau d’eau du lac Saint-Pierre devrait continuer à monter jusqu’à jeudi et pourrait atteindre 34 centimètres de plus qu’en 2017, selon les autorités.

La Sécurité civile n’a pas de « chiffre magique » que le lac Saint-Pierre, sur le fleuve Saint-Laurent, ne doit absolument pas atteindre dans les prochains jours.

« Le seuil qu’il ne faut pas atteindre, on l’a déjà dépassé », a dit le conseiller en sécurité civile, Bernard Létourneau.

Les 10 à 20 millimètres de pluie attendus sur la région cette nuit et demain pourraient encore faire grimper le niveau d’eau de 20 centimètres, tandis que 239 résidences étaient inondées lundi à Louiseville, Yamachiche et Maskinongé.

Le niveau d’eau devrait être à son maximum jeudi, puis commencer à se résorber pour un retour à la normale autour du 10 mai, selon M. Létourneau.

Vent et vagues

Les sinistrés du lac Saint-Pierre se croisent les doigts pour que le vent et le trafic maritime ne provoquent pas de vagues destructrices.

Même si le niveau d’eau du lac Saint-Pierre a atteint 14 centimètres de plus qu’en 2017 lundi, certains secteurs s’en tirent mieux qu’il y a deux ans pour le moment.

Geneviève Dubois. Mairesse de Nicolet
Photo Amélie St-Yves
Geneviève Dubois. Mairesse de Nicolet

La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, explique que la grande différence jusqu’à présent est au niveau du vent, qui avait alors causé des vagues qui faisaient beaucoup de dégâts.

« L’eau et les débris embarquaient sur les terrains. Ça rendait les déplacements encore plus dangereux », dit-elle.

«J’étais brûlé»

D’ailleurs, certaines digues de sinistrés n’ont pu tenir le coup, même si le lac est plutôt calme.

« J’étais brûlé. Je me suis levé samedi et tout était à terre. J’étais un peu démoralisé », a dit Jean-Michel Landry, qui demeure sur le bord du lac à Louiseville.

Littéralement vidé, il travaille toujours sur ses barricades.

Les bateaux pourraient aussi causer des vagues problématiques. Transports Canada a émis un avis pour limiter la vitesse du transport maritime il y a quelques jours.

Les riverains espèrent que la consigne sera respectée.

Ils se souviennent trop bien d’un bateau qui a passé à une vitesse excessive à 3 h 50 du matin le 26 avril 2017, projetant des vagues d’environ deux mètres sur des résidences de Yamachiche.

Des maisons avaient été encore plus endommagées, des structures avaient été arrachées par l’eau, des murs de pierres avaient été détruits.